Guerre au Moyen-Orient : Trump affirme que les États-Unis négocient « en ce moment » avec l’Iran
Les Etats-Unis négocient « en ce moment » avec l’Iran pour un cessez-le-feu à la guerre entre les deux pays, a affirmé ce mardi Donald Trump. Deux infrastructures énergétiques iraniennes ont été visées par des frappes israélo-américaines, a affirmé tôt mardi l’agence de presse Fars.
Les États-Unis sont actuellement en pourparlers avec l’Iran pour instaurer un cessez-le-feu dans le conflit entre les deux pays, a déclaré Donald Trump ce mardi. Il a précisé : « Ce que j’ai dit hier était exactement juste. Nous sommes en négociations en ce moment. » Parmi les participants aux discussions figurent son émissaire Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner, le vice-président JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio.
Cependant, mardi, l’agence de presse Fars a rapporté que deux infrastructures énergétiques iraniennes ont été ciblées par des frappes israélo-américaines, quelques heures après que Trump a décidé de reporter les frappes qu’il avait menacées de lancer sur des centrales électriques. Israël a également exprimé son souhait de s’emparer d’une zone dans le sud du Liban, entre la frontière et le fleuve Litani, situé à environ trente kilomètres au nord, afin de « préserver sa sécurité ».
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont averti que de « lourdes » frappes de missiles et de drones cibleraient Israël si ce dernier poursuivait ses « crimes contre les civils du Liban et de Palestine. » Par ailleurs, les autorités iraniennes ont annoncé l’arrestation de plus de 466 personnes accusées d’avoir voulu déstabiliser l’Iran via internet. En soirée, l’Organisation iranienne de l’énergie atomique a indiqué que la centrale nucléaire de Bouchehr, située dans le sud, avait été frappée, sans subir de dommages, accusant les États-Unis et Israël d’en être responsables.
Concernant les dommages, le Croissant-Rouge iranien a déclaré que 82 000 sites, y compris des hôpitaux, avaient été endommagés par des frappes depuis le début du conflit.
Dans un discours prononcé lors du 75e anniversaire du ministère allemand des Affaires étrangères, le président allemand Frank-Walter Steinmeier a souligné que « la rupture est trop profonde, et la confiance perdue dans la politique de grande puissance des États-Unis est trop importante, non seulement chez leurs alliés, mais aussi, comme je le constate, à l’échelle mondiale. »
Sur le marché de l’énergie, le prix du Brent a recommencé à augmenter, après une baisse de plus de 10 % consécutive à l’annonce de Donald Trump reportant de nouvelles frappes contre l’Iran et évoquant des discussions avec Téhéran.
Le direct est maintenant terminé, mais vous pouvez revoir tout ce qui s’est passé ce mardi ci-dessous :
Human Rights Watch a dénoncé « des crimes de guerre flagrants ». Dans la nuit, l’ONG a condamné l’attaque, par les forces iraniennes, de navires commerciaux civils dans le détroit d’Ormuz. L’organisation a estimé que « l’Iran, les États-Unis et Israël doivent immédiatement cesser de mener des attaques illégales visant des civils et des biens de caractère civil. »
Liban : deux morts dans une frappe israélienne contre Bshamoun, au sud de Beyrouth.
Deux personnes ont été tuées dans un raid israélien contre le village de Bshamoun, au sud-est de Beyrouth, a annoncé mardi matin le ministère libanais de la Santé. Les bombardements se sont poursuivis durant la nuit contre la banlieue sud de la capitale. « Le raid mené par l’ennemi israélien contre le village de Bshamoun, dans le district d’Aley, a fait, selon un bilan provisoire, deux morts parmi la population civile et cinq blessés », a déclaré le ministère dans un communiqué.
Situé dans le district montagneux d’Aley, majoritairement druze, au sud-est de Beyrouth, Bshamoun se trouve à l’écart des bastions traditionnels du mouvement pro-iranien Hezbollah. Selon l’Agence nationale d’information (ANI), sept autres raids ont visé durant la nuit de lundi à mardi plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, considérée comme un fief du Hezbollah. Aucun bilan n’a été communiqué immédiatement. Un raid israélien avait déjà touché le sud de Beyrouth lundi soir. Des images de l’AFPTV ont montré de denses nuages de fumée s’élever au-dessus de cette banlieue qui n’avait pas été bombardée depuis vendredi. Des avions militaires israéliens ont été entendus survolant Beyrouth et ses environs à basse altitude. Tôt mardi, l’armée d’Israël a demandé à la population d’évacuer deux localités côtières proches de la ville de Tyr, dans le sud du pays, affirmant agir contre le Hezbollah.
Israël mène des représailles massives à travers une vaste campagne de frappes aériennes au Liban et d’incursions au sol dans une zone tampon le long de la frontière, ayant causé un millier de morts et plus d’un million de déplacés au Liban.
Iran : deux infrastructures énergétiques à Ispahan et à Khorramshahr ont été attaquées, selon l’agence iranienne Fars. Deux infrastructures énergétiques ont été visées par des frappes israélo-américaines, a rapporté tôt mardi l’agence Fars, quelques heures après que Donald Trump a décidé de ne pas attaquer des centrales électriques. « Dans la continuité des attaques menées par l’ennemi sioniste et américain, le bâtiment de l’administration du gaz et la station de réduction de gaz de la rue Kaveh à Ispahan ont été pris pour cible », a écrit l’agence, seule à rapporter cet incident. Ces installations ont été « partiellement endommagées », précise Fars. La ville d’Ispahan, située au centre de l’Iran, est une ancienne capitale de l’empire perse. Toujours selon Fars, « une attaque » a également visé « le gazoduc de la centrale électrique de Khorramshahr », une ville portuaire du sud-ouest de l’Iran. « Un projectile a touché les abords de la station de traitement du gazoduc de Khorramshahr », a souligné l’agence, citant le gouverneur de cette ville limitrophe de l’Irak. L’étendue des éventuels dégâts n’a pas été précisée.

