Guerre au Moyen-Orient : Netanyahou déclare « Nous continuerons à écraser l’Iran »
L’armée israélienne a déclaré avoir frappé plus de 3500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a mis en garde contre toute « action provocatrice » sur un usage de la force pour débloquer le détroit d’Ormuz.
L’armée israélienne a annoncé ce vendredi une offensive en Iran et au Liban. En Iran, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a affirmé que l’armée avait anéanti « 70% des capacités de production d’acier », privant l’Iran de « ressources financières et de la capacité de produire de nombreuses armes ». Au Liban, Israël déclare avoir touché plus de 3500 cibles et « éliminé » environ 1000 combattants du Hezbollah, mouvement chiite pro-iranien.
De nouvelles infrastructures stratégiques en Iran sont également dans le collimateur de l’armée américaine. Donald Trump a averti via son réseau Truth Social : « Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques ! ». Selon les médias iraniens, huit civils ont été tués lors d’une frappe sur un pont en construction.
Malgré les menaces de Trump de cibler ces infrastructures, l’Iran a lancé de nouvelles attaques de missiles sur Israël le 3 avril 2024. Les Gardiens de la révolution islamique ont affirmé avoir abattu à nouveau un avion de chasse F-35, une information qui n’a pas été confirmée par les États-Unis.
Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se prononcer sur une résolution visant à rétablir et protéger le transit des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Cette proposition, présentée par Bahreïn, envisage de prendre le détroit par la force. Le texte est examiné par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, mettant en lumière leurs divergences.
Le dernier projet de résolution précise que le Conseil pourrait autoriser tout État ou coalition d’États à utiliser des moyens « défensifs » pour garantir la sécurité des navires. Ce projet a été modifié sous la pression de la Chine et de la Russie, mais il n’est pas certain que cela suffise à les convaincre, sachant qu’elles disposent d’un droit de veto.

