Guerre au Moyen-Orient : Maxime Prévot dénonce le « mauvais signal » de ne pas aider les Etats du Golfe
Les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et Oman ont récemment demandé à la Belgique un soutien défensif pour faire face aux attaques de missiles et de drones iraniens. Le gouvernement fédéral s’est penché sur cette demande vendredi, mais ne se limite pour l’instant qu’à une étude diplomatique exploratoire.
Les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et Oman ont récemment sollicité le soutien de la Belgique pour se défendre contre les attaques de missiles et de drones iraniens. Le vendredi dernier, le gouvernement fédéral a examiné cette demande, mais se concentre pour l’instant sur une étude diplomatique exploratoire.
### Blocage de Vooruit et du CD&V
Au sein de la majorité, les partis Vooruit et CD&V s’opposent à cette aide, craignant que la Belgique ne s’implique dans le conflit du Moyen-Orient. « Il n’y a pas de pire jour que dix ans après les attentats (à Bruxelles et à Zaventem, ndlr) pour vouloir à nouveau nous convaincre de nous engager dans cette guerre. Apporter un soutien militaire là-bas ne fait qu’augmenter le risque d’attentats ici », a déclaré le président du CD&V, Sammy Mahdi, ce dimanche sur Instagram. « La réponse du CD&V est et reste inchangée : pas de soutien militaire pour une guerre qui n’est pas la nôtre », a-t-il insisté.
Une position que regrette le ministre des Affaires étrangères : « Bien sûr, personne ne souhaite être entraîné dans cette guerre. Mais la crédibilité et la fiabilité de notre pays exigent bien plus qu’une simple augmentation de notre budget de défense ; il s’agit aussi de pouvoir répondre positivement à des alliés qui demandent un peu d’aide », a-t-il expliqué sur VTM.
Maxime Prévot a également souligné que la Belgique aurait du mal à solliciter la solidarité de ses alliés si elle ne propose pas d’aide dès maintenant. Cela est également crucial pour l’image internationale du pays. « Si nous voulons continuer à exercer une influence sur la scène internationale, nous devons être prêts à prendre des décisions courageuses. »
En outre, le soutien aux États du Golfe revêt une importance particulière pour l’approvisionnement énergétique, impacté par la guerre et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz.
### Pas forcément un soutien militaire
L’aide belge ne doit pas nécessairement se limiter à un soutien militaire. Elle peut également inclure une assistance en matière de protection civile, de logistique et d’assistance médicale, a ajouté le ministre Prévot.
Enfin, le gouvernement continue de réfléchir à des mesures pour compenser la hausse des prix du diesel et de l’essence.
« Je comprends l’impatience. Nous devons toutefois éviter de prendre des mesures coûteuses qui pourraient satisfaire la population à court terme mais qui nous obligeraient ensuite à adopter des mesures difficiles pour assainir le budget », a-t-il conclu.

