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Guerre au Moyen-Orient : L’Iran menace d’anéantir des infrastructures énergétiques de Washington.

L’Iran a informé qu’il allait cibler les infrastructures énergétiques chez ses voisins du Golfe après une attaque israélo-américaine sur ses installations liées au champ gazier de South Pars/North Dome. Ce ciblage inclut des installations pétrolières et gazières en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis, considérées comme « des cibles directes et légitimes ».


« Nous projetons de cibler les infrastructures de carburant, d’énergie et de gaz » des pays d’où les attaques ont été menées, a déclaré le centre de commandement interarmées Khatam Al-Anbiya dans un communiqué, Téhéran accusant les pays du Golfe de permettre aux forces américaines d’utiliser leur territoire pour frapper l’Iran.

L’Iran a également été touché par des frappes israélo-américaines dans plusieurs régions, y compris la capitale Téhéran, selon des médias iraniens. Parmi les zones touchées figurent la province de Lorestan et la ville de Hamedan, toutes deux situées à l’ouest, ainsi que la région de Fars dans le sud. L’agence Tasnim a rapporté que sept personnes ont été tuées et 56 blessées « dans une attaque américano-sioniste sur des zones résidentielles » à Doroud (Lorestan).

« Le ministre iranien du Renseignement, Khatib, a lui aussi été éliminé la nuit dernière« , a déclaré le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. « Il était à la tête de l’appareil interne du régime en charge des assassinats et de la répression en Iran, ainsi que de la promotion des menaces extérieures« , selon Katz, qui a précisé que l’intensité des frappes israéliennes en Iran augmentait « d’un cran« .

C’est le troisième responsable iranien tué mardi. En effet, l’Iran a célébré mercredi les funérailles de son puissant chef de la sécurité Ali Larijani, tué la veille lors d’une frappe, et le chef de l’armée de la République islamique a promis de venger sa mort, menaçant de conséquences mondiales.

Du côté de l’Union européenne, un appel est lancé à Israël pour qu’il « cesse » ses opérations au Liban. L’une des raisons évoquées est la situation humanitaire déjà « catastrophique« , avec plus d’un million de personnes déplacées, a précisé un porte-parole de l’UE mercredi.

Enfin, les prix du pétrole ont encore une fois augmenté mercredi, en raison d’attaques contre des infrastructures énergétiques en Iran et au Qatar, renforçant la tension des investisseurs, alors que le détroit d’Ormuz, un passage crucial, est toujours paralysé. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord – référence internationale pour le pétrole – a grimpé de 3,83% à 107,38 dollars, après un début de séance défavorable.