Belgique

Guerre au Moyen-Orient : l’Iran bloque le pétrole « jusqu’à nouvel ordre »

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé mardi qu’Israël « brisait les os » du pouvoir iranien depuis le début de l’offensive menée conjointement avec les États-Unis depuis le 28 février, mais n’en avait « pas encore fini ». L’Iran a affiché lundi son soutien à Mojtaba Khamenei, la presse officielle diffusant des images montrant des foules rassemblées dans plusieurs villes pour saluer le nouveau guide suprême.


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré mardi qu’Israël « brisait les os » du pouvoir iranien depuis le début de l’offensive conjointe avec les États-Unis le 28 février, mais qu’il n’en avait « pas encore fini« .

Ces commentaires font écho aux déclarations du président américain Donald Trump qui a annoncé lundi aux journalistes que la guerre au Moyen-Orient était « pratiquement terminée« , le lendemain de la désignation de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême de la Révolution islamique en Iran.

Les propos de Trump concernant la fin imminente du conflit ont suscité un soulagement sur les marchés pétroliers et financiers, alors que le prix du baril a dépassé dimanche les 100 dollars pour la première fois depuis 2022.

L’Iran a exprimé son soutien à Mojtaba Khamenei, avec des images diffusées par la presse officielle montrant des foules rassemblées dans plusieurs villes pour célébrer le nouveau guide suprême, brandissant des drapeaux iraniens et des portraits d’Ali Khamenei. L’armée iranienne a par ailleurs annoncé son intention d’intensifier ses frappes de missiles.

Donald Trump a exprimé son souhait d’obtenir une victoire « totale« , sans fournir de précisions sur ce que cela impliquerait. Il a précédemment émis des commentaires contradictoires concernant les objectifs de Washington ainsi que les raisons ayant conduit au déclenchement de cette campagne militaire.

Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême, a déclaré qu’il ne permettrait pas à Washington de décider unilatéralement de l’avenir du conflit. Il a prévu d’exploiter le contrôle qu’il détient sur le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Le porte-parole des Gardiens de la Révolution a affirmé que les efforts « pour réduire et contrôler le prix du pétrole et du gaz seront ponctuels et vains. En temps de guerre, le commerce est tributaire de la sécurité régionale« . Ces derniers ont même promis d’autoriser le passage par le détroit « de tout pays arabe ou européen qui expulserait les ambassadeurs israélien et américain de son territoire« .

Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a prévenu que Téhéran « déciderait de la fin de la guerre » et que les forces armées iraniennes étaient prêtes « à poursuivre les frappes de missiles (…) aussi longtemps que nécessaire et chaque fois que cela sera nécessaire« .