Guerre au Moyen-Orient : le président israélien appelle l’Europe à soutenir l’éradication du Hezbollah.
Plus de deux semaines après les premières frappes américaines et israéliennes en Iran, les inquiétudes s’amplifient autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole mondial. L’armée israélienne affirme mener depuis l’aube une « vague de frappes à grande échelle » contre des infrastructures du régime iranien à Téhéran et assure disposer encore de « milliers de cibles » dans le pays.
Plus de deux semaines après les premières frappes américaines et israéliennes en Iran, les inquiétudes augmentent autour du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le pétrole mondial. Le président américain Donald Trump fait pression sur ses alliés et la Chine, dans l’espoir d’assurer la réouverture de ce détroit. Berlin et Londres, deux membres de l’Otan, estiment pourtant que cette mission ne concerne pas l’organisation de l’Alliance atlantique.
Ce lundi 16 mars, le président américain a reproché à certains pays de ne « pas vouloir s’impliquer » dans la sécurisation du détroit d’Ormuz. « Depuis quarante ans, nous vous protégeons et vous ne voulez pas vous impliquer dans quelque chose de très mineur », a-t-il déclaré à la Maison Blanche. « Nous encourageons vivement les autres pays à s’impliquer avec nous, et à s’impliquer vite et avec beaucoup d’enthousiasme », a-t-il ajouté.
L’armée israélienne a annoncé mener depuis l’aube une « vague de frappes à grande échelle » contre les infrastructures du régime iranien à Téhéran, affirmant posséder encore « des milliers de cibles » dans le pays. Téhéran a dénoncé ces bombardements, notamment visant des dépôts de carburant, que le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a qualifiés de violation du droit international et d' »écocide ».
Les tensions s’étendent davantage au Moyen-Orient : l’Arabie Saoudite a annoncé avoir intercepté 61 drones dans l’est du pays, tandis qu’Israël a de nouveau bombardé la banlieue sud de Beyrouth, déclarant viser des infrastructures du Hezbollah. De plus, des débris de missiles et d’intercepteurs ont été retrouvés sur des lieux saints à Jérusalem. Dans le Golfe, le trafic aérien a été brièvement suspendu à la suite d’un incident impliquant un drone à Dubaï.
**Suivez le déroulé des événements de ce 16 mars dans notre direct ci-dessous :**
Berlin et Londres, membres de l’Otan, estiment que la protection du détroit ne relève pas des missions de l’organisation. Athènes partage aussi cette opinion.
**En Iran :**
– L’Iran se dit prêt à aller « aussi loin » que nécessaire dans le conflit.
– Le chef du pouvoir judiciaire iranien a appelé à l’application rapide et sans « clémence » des peines prononcées contre des personnes accusées d’être affiliées à Israël et aux États-Unis.
**Négociations :**
– Donald Trump a déclaré dimanche soir que des échanges étaient en cours avec l’Iran, tandis qu’il estime que Téhéran n’est pas encore prêt à conclure un accord pour mettre fin au conflit.
– Le Liban et Israël devraient entamer dans les prochains jours des pourparlers pour parvenir à un cessez-le-feu durable et au désarmement du Hezbollah.
**Échanges de missiles et drones :**
– L’Iran continue ses frappes sur des bases militaires et des intérêts économiques américains dans le Golfe, ciblant également les infrastructures civiles, y compris les aéroports, ports et installations pétrolières.
– Des explosions ont été entendues à Doha, au Qatar, où les autorités ont indiqué avoir intercepté une attaque de missiles.
– Un drone a causé un incendie dans un immeuble de l’émirat d’Umm Al Quwain, sans faire de blessés, selon les autorités.
– Après une nuit de bombardements, Israël a mené de nouvelles frappes sur Téhéran, Chiraz et Tabriz.
– Des explosions ont été entendues à Jérusalem, où des sirènes d’alerte ont retenti après que l’armée a annoncé avoir détecté des tirs de missiles depuis l’Iran.
– Israël élargit sa campagne terrestre au Liban-Sud, tandis que le Hezbollah, anticipant une invasion israélienne, revient à une stratégie de guérilla.
**Concernant MarineTraffic, il a été noté que cela « suggère que certains transports bénéficient peut-être d’un passage sécurisé négocié » avec l’Iran.** Le transit d’un navire de 237 mètres, chargé de pétrole brut, « intervient après plusieurs semaines de trafic fortement réduit dans cette voie d’eau stratégique ».
La société de données maritimes Lloyd’s List Intelligence a enregistré 77 traversées de navires à Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Cependant, il s’agit surtout de bateaux appartenant à la flotte fantôme, opérant hors des circuits traditionnels d’assurance et de suivi maritime, notamment pour transporter du pétrole sous sanctions ou contourner certaines réglementations.
Depuis le 1er mars, 20 navires commerciaux, dont neuf pétroliers, ont été attaqués ou ont signalé des incidents dans la région, selon l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO. L’Organisation maritime internationale (OMI) a quant à elle recensé 16 incidents, dont huit impliquant des pétroliers.

