Guerre au Moyen-Orient : deuil national à Beyrouth après plus de 250 morts au Liban
Donald Trump a accepté de repousser de deux semaines sa menace d’attaquer l’Iran. Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait « plus de 250 morts et plus de 1250 blessés » a annoncé le ministère de la Santé du pays.
Donald Trump a convenu de retarder de deux semaines sa menace d’attaquer l’Iran. Washington a reçu de Téhéran une proposition en dix points, servant de base pour des négociations.
De son côté, l’Iran a accepté d’engager des discussions avec les États-Unis. Le détroit d’Ormuz sera à nouveau accessible « pendant deux semaines en coordination avec l’armée iranienne« , a indiqué Téhéran.
Cependant, malgré l’annonce de cette trêve, les Gardiens de la Révolution, force idéologique de la République islamique d’Iran, ont affirmé garder le « doigt sur la gâchette« , malgré la pause dans les affrontements avec les Américains. Parallèlement, le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a mis en garde l’Iran en affirmant que si le pays ne céderait pas son uranium, les États-Unis étaient prêts à s’en emparer.
Après l’annonce de la trêve, le prix du gaz européen a chuté de 20 % à l’ouverture. Le pétrole a également baissé, tombant sous les 100 dollars.
Beyrouth bombardé
Israël a déclaré soutenir l’accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, tout en précisant que cela « n’incluait pas le Liban« . L’armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d’objectifs du Hezbollah au Liban, affirmant qu’il s’agissait de « la plus grande frappe coordonnée » contre le mouvement pro-iranien depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février.
Ces frappes israéliennes ont causé « plus de 250 morts et plus de 1250 blessés« , selon le ministère de la Santé libanais.
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Les États-Unis avaient menacé de détruire « en quatre heures » les ponts et centrales électriques iraniennes. De son côté, l’Iran s’était déclaré prêt à tous les scénarios. Le Pakistan, médiateur clé dans le conflit au Moyen-Orient, avait appelé mardi Donald Trump à repousser son ultimatum à l’Iran.
Mardi après-midi, les bombardements se sont poursuivis sur les ponts et infrastructures civiles, suscitant d’importantes controverses. Selon l’ONU, ces attaques pourraient constituer des crimes de guerre.
En début de soirée, le Koweït a demandé à ses habitants d’éviter de sortir entre minuit et six heures du matin. Des explosions ont été rapportées à Téhéran et à Doha (Qatar) depuis 21 heures. L’Iran a diffusé des images de citoyens formant des chaînes humaines sur les ponts. Des bombardiers américains ont quitté le Royaume-Uni en début de soirée.
Dans ce contexte tendu, la diplomatie des otages semblait en pleine effervescence : une journaliste américaine kidnappée par le Hezbollah irakien a été libérée en fin d’après-midi. Deux otages français, retenus pendant trois ans en Iran, se dirigent également vers Paris, tandis qu’une Iranienne, condamnée en France, devrait être relâchée.
La guerre au Moyen-Orient a débuté le 28 février en raison d’une offensive américano-israélienne lancée contre l’Iran. Téhéran riposte depuis en lançant des missiles et des drones contre Israël et plusieurs pays de la région, affirmant cibler des intérêts américains et des bases impliquées dans le conflit.

