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Guerre au Moyen-Orient : 16 bateaux détruits en Iran, un porte-parole tué

Le prix du pétrole a reculé vendredi de plus de 2% après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a assuré que la guerre avec l’Iran prendrait fin « plus vite » qu’imaginé. Le baril de Brent, référence internationale, se repliait de 1,71% à 106,79 dollars vers 06H15 GMT.


Le prix du pétrole a chuté de plus de 2 % vendredi, après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré que la guerre avec l’Iran se terminerait « plus vite » que prévu. Le baril de Brent, référence internationale, était en baisse de 2,55 % à 105,88 dollars vers 03h40 (heure belge). Jeudi, le prix avait atteint 120 dollars avant de modérer sa hausse. L’équivalent américain, le baril de WTI, reculait de 2,46 % à 93,20 dollars ce vendredi. « Les déclarations de Netanyahu ont apaisé les marchés« , a commenté Stephen Innes, de SPI Asset Management.

Cette inquiétude était survenue après les bombardements israéliens sur le champ gazier South Pars, le principal gisement iranien. En réponse, l’Iran a endommagé l’installation de liquéfaction de gaz au Qatar, réduisant sa capacité d’exportation de GNL de 17 %.

Le président américain a affirmé avoir contacté Benjamin Netanyahou pour lui demander de ne pas renouveler de telles attaques.

Les marchés boursiers asiatiques reflétaient cette incertitude vendredi, les investisseurs restant nerveux en attendant des développements positifs dans ce conflit, qui entre ce jour dans sa quatrième semaine.

En cas de cessation des hostilités, six pays ont annoncé leur disponibilité pour sécuriser le détroit d’Ormuz.

Ces déclarations sont rassurantes, bien que des frappes aient eu lieu durant la nuit contre des pays du Golfe et en Israël. Un incendie a éclaté dans une raffinerie kuwaitienne à la suite d’attaques de drones iraniens.

Nous vous proposons de suivre minute par minute l’évolution de la situation de cette guerre au Moyen-Orient dans le direct ci-dessous.

Dans un entretien accordé à Politico, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré qu’il existait des « motifs raisonnables » de croire que les deux camps du conflit israélo-américain contre l’Iran auraient pu commettre des crimes de guerre. Guterres a affirmé : « S’il y a des attaques contre l’Iran ou depuis l’Iran contre des infrastructures énergétiques, il y a des raisons de penser qu’elles pourraient constituer un crime de guerre. » Plus tôt cette semaine, l’attaque israélienne contre le gisement gazier iranien de South Pars – partagé avec le Qatar – a entraîné des frappes de représailles iraniennes contre le complexe gazier qatari de Ras Laffan, marquant une escalade majeure du conflit. Il a aussi ajouté : « Je ne vois aucune différence. Peu importe qui cible des civils. C’est totalement inacceptable.«