Grève de la faim de sans-papiers: 28.000 signatures remises à Sammy Mahdi

La délégation était composée de représentants des syndicats CSC et FGTB, du MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien), des associations Ciré (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers ) et Pax Christi Vlaanderen ainsi que de la Coordination des Sans-papiers.

En mettant en avant la solidarité envers les personnes sans papiers exprimée à travers la campagne « We are Belgium too », cette dernière souhaitait appeler « les responsables politiques à dépasser leurs différences et à se réunir autour d’une Conférence interministérielle, dans l’urgence, pour les personnes sans-papiers qui, depuis un an et demi de pandémie, vivent dans une fragilité accrue malgré leurs attaches durables en Belgique ».

Sammy Mahdi s’est entretenu avec la délégation pendant environ 1h30. « Il n’y a aucune ouverture de sa part », a estimé à l’issue de la rencontre Amélie Rodriguez, responsable nationale Migrants pour la CSC. « On peut même parler d’un blocage. On va continuer à maintenir la pression, parce qu’une solution doit vraiment être trouvée ».

A la demande des grévistes de la faim d’établir des critères clairs de régularisation, le secrétaire d’État Sammy Mahdi a répondu dans un tweet que des régularisations exceptionnelles pour raison humanitaire existent, mais que « l’exception ne peut devenir la règle ». « Il n’y aura pas de régularisation collective et celui qui donne de l’espoir aux grévistes de la faim jette de l’huile sur le feu », a ajouté M. Mahdi, qui a cependant proposé de mettre en place une « zone neutre », pour informer les grévistes de la faim sur l’avancée de leurs dossiers.

L’association Avocats.be a défendu par communiqué mercredi matin que « la loi prévoit les circonstances exceptionnelles. Il est temps que cette notion soit assouplie ».

La Ligue des familles s’est également jointe aux nombreux acteurs associatifs plaidant pour la régularisation des sans-papiers et a, entre autres, mis en avant dans un communiqué que des régularisations collectives ont eu cours dans d’autres pays européens en raison de la pandémie de covid-19.