Grève dans les prisons : trop peu de personnel pour assurer le service minimum dans neuf établissements au moins

Dans au moins neuf prisons, le nombre d’employés requis pour le service minimum n’était pas atteint lorsque les équipes du matin ont pris leur service. Ces actions ont pour but d’exiger du gouvernement fédéral une revalorisation salariale globale pour 65.000 fonctionnaires fédéraux.

Le personnel pénitentiaire a notamment entamé une grève depuis mardi 22h00 et ce, pour une durée de 24 heures. « Le personnel des prisons répond clairement à l’appel. Nous remarquons que peu de membres du personnel entrent », explique Eddy De Smedt du syndicat libéral. « Cela prouve qu’il y a un grand mécontentement. »

Kathleen Van De Vijver, la porte-parole de l’administration pénitentiaire, confirme que l’appel à la grève est bien suivi. « À plusieurs endroits, l’occupation pour le service minimum n’est pas atteinte », précise-t-elle. C’est le cas dans les prisons de Louvain-Central et Louvain secondaire, Malines, Termonde, Saint-Gilles, Berkendael, Turnhout, Leuze-en-Hainaut et Lantin. « La police fournit une assistance à divers endroits. »

Les organisations syndicales demandent notamment la mise en place d’un treizième mois, l’octroi de chèques repas et une revalorisation salariale des barèmes. Leurs actions s’organisent en perspective du contrôle budgétaire prévu en mars. Selon Silvana Bossio de la CSC Services publics, « cela fait 20 ans que notre secteur n’a connu aucune revalorisation salariale ».