Grève dans l’enseignement: voici ce qui a été proposé aux syndicats

Après la rencontre entre les délégués syndicaux et les membres du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la ministre de l’Education, Caroline Désir (PS), a détaillé le projet de protocole d’accord sectoriel sur lequel le gouvernement s’est accordé ce jeudi et qui a été présenté aux syndicats. La négociation doit encore être finalisée avec les organisations syndicales et les fédérations de pouvoirs organisateurs.

Voici ce qui est sur la table:

– L’augmentation de la partie fixe de la prime de fin d’année, pour toutes les catégories de personnels de l’enseignement, et pour tous les types et niveaux d’enseignement ; le montant prévu (16,6 millions annuels en rythme de croisière) est équivalent à celui dégagé sur l’ensemble de la législature 2014-2019.

– Le renforcement du soutien administratif aux directions du fondamental en investiguant des modalités qui pourraient permettre de le transformer en emploi organique.

– De nouvelles dispositions de lutte contre la pénurie des enseignants et de valorisation du métier d’enseignant.

– La création d’un groupe de travail sur la taille des classes.

– L’ouverture effective des discussions relatives à la question d’un barème spécifique découlant de la réforme initiale des enseignants.

– L’ouverture d’une réflexion sur la possibilité de poursuivre les efforts en matière d’emploi administratif et/ou d’éducateurs dans l’enseignement fondamental.

– La création d’un groupe de travail visant à améliorer le statut des puériculteurs et puéricultrices.

Le gouvernement est par ailleurs conscient de la nécessité de donner de l’air aux équipes éducatives et aux directions, pour leur permettre de se concentrer davantage sur la gestion de crise et la poursuite des apprentissages.

Dans cette perspective, il va être proposé:

– De reporter de six mois la date limite pour le dépôt des plans de pilotage de la 3ème vague.

– De reporter d’un an l’entrée en vigueur du dossier d’accompagnement de l’élève (septembre 2023 au lieu de septembre 2022).

– De confirmer le déploiement de l’accompagnement personnalisé dans le cadre de la réforme du tronc commun en septembre 2022 en veillant à ce que le dispositif comporte la souplesse nécessaire pour ne pas perturber l’organisation des écoles ; ce dispositif favorisera un suivi des élèves au plus proche de leurs besoins à travers l’octroi de moyens supplémentaires permettant, par exemple, des dédoublements de classes pendant certaines périodes de la grille horaire.