« Grande-Bretagne : l’univers Harry Potter et les positions transphobes de J.K. Rowling »
Édimbourg est la capitale de l’Écosse et le deuxième centre financier du Royaume-Uni. J.K. Rowling, née le 31 juillet 1965, a été l’autrice de la saga Harry Potter, qui a été publiée pour la première fois en 1997.
Édimbourg, la capitale de l’Écosse, se présente comme le deuxième centre financier du Royaume-Uni, juste après Londres. La ville est reconnue pour ses attraits historiques et culturels, faisant d’elle la seconde destination touristique la plus prisée du pays. Elle abrite également l’une des universités les plus prestigieuses d’Europe et du monde, l’Université d’Édimbourg.
Pour les passionnés d’Harry Potter, Edimbourg est un véritable Poudlard à ciel ouvert. Ses rues en pierre, étroites et sinueuses, sont dominées par un château en pierre qui semble tout droit sorti de l’univers de J.K. Rowling.
Cependant, l’image de la magie a évolué ces dernières années. J.K. Rowling a suscité des controverses en adoptant des positions jugées conservatrices, voire transphobes.
« Elle ne reconnaît pas qu’une femme transgenre est une femme », indique Emeline Vin, correspondante de la RTBF sur place. « Pour elle, une femme transgenre demeure un homme. J.K. Rowling a accumulé une immense richesse depuis la création d’Harry Potter et utilise sa fortune pour soutenir son idéologie. Elle finance des associations transphobes et des actions en justice, contribuant à remettre en question certains droits des personnes transgenres. »
Le conte de fées s’assombrit alors que l’auteure se fait entendre par ses prises de position, y compris sur les réseaux sociaux où elle dénonce l’identité transgenre comme « profondément misogyne et régressive ». Elle a récemment fondé le J.K. Rowling Women’s Fund (JKRWF) pour soutenir des actions en faveur du maintien des droits des femmes basés sur le sexe biologique.
Face aux répercussions de ses déclarations, certaines agences touristiques et guides ont décidé de modifier leurs circuits dédiés à Harry Potter. « Certains guides ont carrément arrêté de proposer des tours Harry Potter », explique Emeline Vin. « C’est un choix risqué économiquement, car beaucoup de visiteurs souhaitent explorer cet univers. D’autres reversent une partie de leurs bénéfices à des associations de défense des droits des personnes LGBT. »
Il est intéressant de noter que ces visites ne sont pas tenues de payer des droits d’auteur à J.K. Rowling. Ces guides choisissent d’exploiter l’univers de Harry Potter pour soutenir des causes que l’auteure combat en justice.
Bab Fraser, un ancien organisateur de visites, a pivoté vers des événements LGBT. « J’ai réalisé que c’était contradictoire de proposer des tours Harry Potter tout en soutenant des causes LGBT, donc j’ai transformé mes visites en marches pour le mois des Fiertés », explique-t-il.
Les fans réagissent de manière variée : certains s’en désintéressent, tandis que d’autres se disent mal à l’aise face à ces révélations, ne sachant comment concilier leur affection pour les livres avec les convictions de leur auteur. Certains choisissent de boycotter le merchandising en magasin, tandis que d’autres se mettent au tricot pour réaliser des pulls évoquant les maisons de l’univers Harry Potter.

