Belgique

Gouvernement bruxellois : la ministre-présidence au MR, ministres dévoilés

Le MR obtient le poste de ministre-président ainsi que des compétences liées à la sécurité, l’Urbanisme et aménagement du territoire, le Tourisme, la Propreté publique, l’Énergie, la Recherche scientifique, les relations extérieures, le SIAMU et les Matières biculturelles. Les Engagés choisiront Laurent Hublet comme ministre bruxellois de l’Emploi et de l’Economie.

Structure du gouvernement bruxellois

Voici des informations recueillies par la RTBF concernant la répartition des compétences : 

  • Le MR obtient le poste de ministre-présidence et ses compétences liées à la sécurité. Le MR assumera également les compétences liées à l’Urbanisme et aménagement du territoire, au Tourisme, à la Propreté publique, à l’Énergie, à la Recherche scientifique, aux relations extérieures, au SIAMU et aux Matériaux multiculturels.

  • Le PS sera chargé du Logement, des Pouvoirs locaux, de l’Égalité des chances et du Décrochage/soutien scolaire, ainsi que des Taxis et infrastructures sportives.

  • Les Engagés géreront les portefeuilles de l’Économie, de l’économie numérique et de l’emploi.

  • Groen conservera la Mobilité et s’occupera des Travaux publics, de la Sécurité routière et du Bien-être animal.

  • Les socialistes flamands de Vooruit obtiennent l’Environnement, le Climat, la Rénovation urbaine, les Monuments et sites (patrimoine) et l’image de Bruxelles.

  • Anders aura le portefeuille du Budget, des Finances, de la Transition numérique ainsi que de la Fonction publique et la simplification administrative.

Pour rappel, le gouvernement bruxellois se compose d’un ministre-président, qui revient au premier parti, le MR, et de quatre ministres : deux francophones et deux néerlandophones, dans l’ordre du résultat des élections. Le PS et Les Engagés côté francophone, Groen et Anders côté néerlandophone auront donc chacun leur ministère.

Enfin, trois secrétaires d’État seront également désignés par leur parti : deux francophones, un MR, un PS, et un néerlandophone pour Vooruit.
Notons qu’en termes de parité, le gouvernement doit compter au moins un tiers de membres de chaque sexe, aussi bien au total que dans chaque groupe linguistique.

Au MR : à la recherche de la personnalité surprise

Au MR, c’est souvent là que le suspense et l’incertitude sont les plus présents. David Leisterh ne prendra pas le poste de ministre-président qui lui était promis durant de nombreux mois, après son retrait de la vie politique régionale et nationale, malgré les récents souhaits de son président. Qui alors ?

Les hypothèses se multiplient. Bernard Quintin, ministre de l’Intérieur qui quitterait le fédéral, pourrait céder sa place à Georges-Louis Bouchez. Il se dit « flatté », mais ne serait pas nécessairement candidat. Éléonore Simonet, ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME au fédéral, pourrait devenir ministre-présidente à 28 ans, devenant ainsi la première femme à ce poste, 22 ans après son père, dernier ministre-président libéral de la région bruxelloise. Pour Georges-Louis Bouchez, amateur de symboles, cette hypothèse doit en tout cas le séduire.

À moins que Georges-Louis Bouchez, formateur de ce gouvernement, ne décide d’y aller lui-même ? La loi exige que les ministres soient domiciliés en région bruxelloise au moment de l’installation de ce gouvernement. Une rumeur dit que GLB aurait engagé des démarches pour se domicilier dans une commune bruxelloise, mais le changement de domicile ne se fait pas en un jour… Demandez à Julie Taton.

D’autres noms sont également envisagés : Valérie Glatigny, résidente d’Auderghem et ministre de l’Enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, pourrait occuper le poste, tout comme Yassine Rafik, homme de l’ombre et acteur clé du MR bruxellois sous David Leisterh, présent autour de la table lors du conclave après avoir récemment intégré l’organigramme du mouvement réformateur.

Georges-Louis Bouchez a déclaré lors de Jeudi en Prime : « Tout est possible, je n’ai pas pris ma décision ni pour le ministre-président ni pour le secrétaire d’État parce que je dois voir comment les choses évoluent. Tant que je ne vous le dis pas, vous pouvez écrire plein de choses, faire plein de scénarios et parfois vous m’inspirez. » On peut parier qu’il lira ceci et prendra une décision différente.

Outre la ministre-présidence, le MR sera également responsable de la Propreté et de l’Aménagement du territoire.

Au PS : Ahmed Laaouej et Karine Lalieux ?

Au PS, cinq noms sont évoqués pour deux postes, mais une certitude émerge : Karine Lalieux. Cette résidente de Bruxelles-Ville, âgée de 61 ans, est une figure expérimentée du PS bruxellois et est connue pour être proche de Philippe Close. Elle a une expérience ministérielle en tant que ministre des Pensions de la Vivaldi (2021-2024) sous Alexander De Croo. De plus, il se murmure qu’un maroquin lui avait été promis depuis les élections.

Quelle sera sa place ? Ministre ou secrétaire d’État ? Cela dépendra d’Ahmed Laaouej, le chef des socialistes bruxellois, qui pourrait décider de prendre place au gouvernement et ainsi occuper le poste de ministre. Cette hypothèse semble être la plus probable.

Les compétences envisageables pour le PS seraient les Pouvoirs locaux et le Logement.

Les Engagés choisissent Laurent Hublet comme ministre bruxellois

L’ancien formateur et président des Engagés, Yvan Verougstraete, était pressenti pour devenir ministre. Bien qu’il soit passionné par la politique bruxelloise, il doit également jongler avec d’autres enjeux, comme la présidence du parti qu’il devrait quitter pour devenir ministre. Ce serait le deuxième changement de président en 12 mois au sein des Engagés, après le départ de Maxime Prévot vers le ministère des Affaires étrangères.

C’est finalement Laurent Hublet qui a été nommé ministre bruxellois de l’Emploi et de l’Économie. Laurent Hublet avait été désigné par les Engagés pour siéger au conseil d’administration de la RTBF, mais avait ensuite démissionné « en raison de ses nouvelles activités professionnelles ».

En 2023, le fondateur de BeCentral, Laurent Hublet, s’était rendu à la rencontre de citoyens bruxellois afin de définir les priorités pour la ville.

Peu de suspense côté flamand

Du côté néerlandophone du gouvernement, la sélection devrait être plus simple. Elke Van den Brandt (Groen) continuera en tant que ministre de la Mobilité, un poste qu’elle occupe depuis 2019. Elle prendra également en charge les Travaux publics.

Du côté d’Anders, Dirk De Smedt, qui est devenu ministre des Finances en octobre dernier et a été un acteur clé dans l’accord gouvernemental, a confirmé ce vendredi qu’il sera ministre du Budget, des Finances, de la Fonction publique, de la Simplification administrative et de l’Informatique.

Enfin, Ans Persoons (Vooruit), secrétaire d’État chargée de l’Urbanisme et du Patrimoine dans le gouvernement Vervoort, continuera en tant que secrétaire d’État. Ses compétences incluront l’Environnement, le Climat, la Rénovation urbaine et les Monuments et sites.

Le cd&v, qui a participé aux négociations et a validé l’accord par ses instances, n’aura pas de poste ministériel ou de secrétaire d’État, mais son représentant Benjamin Dalle sera régulièrement « invité au gouvernement », sans précisions sur les modalités. En compensation, le cd&v devrait obtenir un poste significatif, comme la vice-présidence du parlement bruxellois ou la présidence de la commission communautaire flamande (VGC).