Gand lance une étude pour déterminer si sa police recourt au profilage ethnique

« Des citoyens et citoyennes issus de l’immigration indiquent être confrontés à des situations de profilage ethnique lors de leurs contacts avec la police. La Ville et la police prennent ces signaux très au sérieux. » L’étude sera menée par les criminologues Sofie De Kimpe, de la Vrije Universiteit Brussel (VUB), et Antoinette Verhage, de l’Université de Gand (UGent). Elle évaluera le cadre et la formation des agents de police. Les chercheuses accompagneront la police dans ses missions sur le terrain et collecteront ainsi des informations. Le duo universitaire analysera en outre la manière dont les Gantois et Gantoises vivent les contrôles policiers et organisera des groupes de discussion (focus groups), une méthode de recherche qualitative qui analyse la perception d’un objet d’étude par un groupe-cible. L’étude débutera cet automne.

Début juin, les autorités gantoises ont fait face à une bagarre dans le domaine récréatif de Blaarmeersen, dans laquelle étaient impliqués principalement de jeunes Bruxellois. Depuis lors, des contrôles ont été mis en place à la gare de Gand-Saint-Pierre. Les jeunes venant de la capitale sans preuve de réservation pour accéder au domaine se sont alors vus refouler. « Même si le sujet de l’étude est bien sûr les contrôles d’identité et la manière dont ils peuvent être menés de manière professionnelle et proportionnée », ce n’est toutefois pas cet incident qui a motivé l’étude gantoise sur le profilage ethnique au sein de la police locale, a par ailleurs assuré l’échevine socialiste.