Frederic De Gucht quitte la N-VA et entre en conclave.
Le conclave bruxellois démarre ce mardi matin avec des représentants de 7 partis réunis en mode « conclave ». Frederic De Gucht a déclaré que « les circonstances n’étaient pas là » pour concrétiser l’idée du conclave plus tôt.
Le conclave bruxellois commence ce mardi matin. Son objectif ? Réunir les représentants de sept partis dans un cadre de type « conclave », similaire à celui utilisé lors de l’élection d’un pape ou pour un exercice budgétaire, sous l’impératif de ne pas se quitter tant qu’un accord n’est pas atteint. Frederic De Gucht (Anders), qui était l’invité de Matin Première, en parle.
L’idée de ce conclave, proposée notamment par des citoyens, flottait depuis plusieurs mois. Pourquoi ne s’est-elle concrétisée que maintenant ? Selon Frederic De Gucht, « les circonstances n’étaient pas là. » Il ajoute qu’à ce jour, « on a communiqué sur les minima et je crois que plusieurs partis autour de la table ont compris ce qui était attendu. »
Pour le président d’Anders (ex-Open Vld), les priorités à aborder sont : « Un équilibre en 2029, imposer un effet positif sur la fiscalité pour la classe moyenne, améliorer la propreté et la sécurité à Bruxelles, notamment autour des gares du Nord et du Midi. » Selon lui, il y a peut-être une « confiance renouvelée autour de la table. »
Concernant la N-VA, est-elle devenue superflue ? Ce point était initialement difficile à abandonner pour Frederic De Gucht. Il répond : « Je n’ai pas forcément changé d’avis. J’ai découvert que j’étais le dernier et le seul à vouloir la N-VA autour de la table. Il y a quatre partenaires Arizona autour de la table et aucun autre n’était prêt à utiliser le poids qu’ils avaient pour exiger la présence de la N-VA. Je représente deux sièges, la N-VA également… c’est quatre sièges sur 89. »
En dehors des économies, quelles attentes pour Bruxelles ? Frederic De Gucht souligne la nécessité de considérer la « lasagne institutionnelle de Bruxelles » et de « rationaliser différentes administrations pour rendre les choses plus efficaces. »
Il déclare : « Il faut choisir ses batailles. Je ne suis pas sûr que le métro 3 soit le champ de bataille sur lequel il faut mourir. »
Il insiste aussi sur l’importance de rendre la région bruxelloise « plus attractive » pour « ceux qui paient des impôts », car « la classe moyenne quitte Bruxelles et il faut qu’on détourne cette courbe […] il faut qu’on remette de l’oxygène dans l’économie. » Pour lui, il est indispensable « d’abord d’investir dans la classe moyenne » pour pouvoir « se permettre d’investir dans les personnes en situation de précarité. » Il interroge : « Y a-t-il trop de personnes en demande d’un logement social ou trop de personnes incapables d’acheter une maison ? » En tant que libéral, il plaide pour une augmentation du nombre de maisons.
Selon Frederic De Gucht, certains projets devraient être abandonnés. Il estime que le métro 3 est l’un des projets à examiner sous un nouvel angle. « Il faut choisir ses batailles. Et je ne suis plus sûr que c’est le champ de bataille sur lequel il faut mourir, » dit-il.
Les négociateurs parviendront-ils cette fois à un accord et à apaiser les tensions ? « On reste des êtres humains, » répond le président d’Anders. « Il n’y a que les arbres qui ne se rencontrent jamais. On continue à parler. La température peut parfois monter, mais elle peut aussi redescendre. Si des personnes intelligentes sont autour de la table, on sait qu’il faut trouver un accord. »
Le président d’Anders a également annoncé que le titre de ministre-président serait attribué au MR, le parti arrivé en tête des élections.

