Belgique

Formation bruxelloise : sept partis politiques toujours enfermés en conclave

Anders a décidé de ne plus vouloir à tout prix d’une N-VA autour de la table. Frédéric De Gucht, président d’Anders, a déclaré qu’il était confiant quant à l’issue favorable du conclave ce matin.


Anders (leur nouveau nom) a décidé de ne plus vouloir à tout prix d’une N-VA autour de la table. Sans nationalistes flamands, le PS d’Ahmed Laaouej a donc accepté la proposition de conclave.

Frédéric De Gucht, le président d’Anders, s’est exprimé ce matin sur notre antenne en affirmant sa confiance quant à l’issue favorable de ce conclave. Cependant, parvenir à un accord entre les sept partis, notamment pour un budget en équilibre, ne sera pas nécessairement facile, tant les positions et visions d’avenir pour la prochaine législature à Bruxelles divergent. Comme l’a souligné Bertrand Henne dans sa chronique matinale, Paris vaut bien une messe, mais notre capitale mérite bien un conclave.

Le président du Mouvement Réformateur, Georges-Louis Bouchez, à l’initiative de cette nouvelle tentative de sortie de crise, a salué la réunion de sept partis : « Si tout le monde est autour de la table, c’est qu’on a pu avoir des contacts qui permettent de rassurer sur certains aspects. Je pense que l’équilibre budgétaire en 2029 est vraiment quelque chose d’essentiel. C’était indiqué dans le communiqué de départ, donc je pense que c’est clair pour tout le monde. »

Les différents négociateurs se sont adressés à la presse avant leur entrée en conclave.

Elke Van den Brandt, cheffe de file de Groen à Bruxelles et ministre bruxelloise de la Mobilité en affaires courantes, est arrivée la première avec sa valise pour ce conclave. Elle a souligné l’importance d’aboutir à un gouvernement : « On a demandé de libérer nos agendas totalement, alors je l’ai fait. » Elle a ajouté : « J’espère que tout le monde aujourd’hui a compris qu’on n’a pas le choix, qu’on doit aboutir et qu’on doit surtout former un gouvernement pour les Bruxellois et pour les associations qui ont tenu le coup pendant 600 jours. » La leader des écologistes flamands a également fait de la qualité de vie une priorité lors des discussions.

L’ancien formateur Yvan Verougstraete, président des Engagés, a insisté sur la nécessité d’un accord à l’issue de ces discussions : « Évidemment, il faut redresser la trajectoire budgétaire. Nous, notre objectif premier n’est pas d’être à zéro en 2029. Plus qu’un chiffre dans un tableau, ce qu’il faut, ce sont des réformes, des réformes dès 2026, dès les prochaines semaines, c’est ça la priorité. »

Pour Yvan Verougstraete, ce conclave a des chances d’aboutir. Il a déclaré : « Ce qui a pêché jusqu’à présent, c’est peut-être la volonté et l’obligation de résultat qui n’étaient pas présentes chez tout le monde. J’espère que maintenant tout le monde a compris qu’on avait une obligation de résultat envers les Bruxellois. » Il espère que le conclave aboutisse d’ici la fin de la semaine.

Les négociateurs semblent partager, si ce n’est un espoir, au moins une attente de résultats après plus de 600 jours de blocage politique en Région-capitale.

Le président du MR a confirmé que le cadre d’accord conclu en juillet 2024 notamment entre son parti, le PS et les Engagés constitue un point de départ pour la discussion. Ce document a été quelque peu étoffé par la suite. Les documents budgétaires actuellement à l’ordre du jour constituent un résumé de discussions qui ont déjà eu lieu au cours des 600 jours de blocage, « sachant que l’on connaît les limites de chacun ».

Pour le président du PS bruxellois, Ahmed Laaouej, « on peut y arriver », mais « la question est de savoir comment. C’est cela qui rend les négociations difficiles. Depuis des mois on parle de querelles d’égo, mais nous faisons face à des difficultés politiques entre des visions opposées de la société. » Il a précisé qu’il faudra faire des efforts sans nuire aux Bruxellois ni asphyxier le tissu social, associatif et économique.

A revoir : extrait de notre 19h30 de ce lundi.