Formation bruxelloise : le PS bruxellois regrette que le MR opte pour un gouvernement minoritaire
Il existe encore une large majorité autour du MR, du PS, des Engagés, de Groen, de Vooruit et du CD&V prêts à travailler dans l’intérêt de Bruxelles, mais le MR a fait le choix partisan d’un gouvernement minoritaire francophone « pour maintenir à tout prix son alliance avec la NV-A pour mettre en place une politique d’austérité et de casse sociale », a jugé mardi le bureau de la Fédération bruxelloise du PS.
- Publié le 01-04-2025 à 16h11
- Mis à jour le 01-04-2025 à 16h34

Cette instance s’est penchée sur le dernier épisode de la saga entourant la formation d’un gouvernement bruxellois: l’annonce par le MR, de la prise d’initiatives, « sans le PS, pour élargir le soutien parlementaire », à un gouvernement minoritaire, face à la crise politique persistante.
Le PS bruxellois a répété mardi que « sur la base du travail et des conclusions des informateurs, il y avait jusqu’à vendredi dernier une proposition d’une majorité de 54 députés présentée comme la seule coalition à même d’assurer la stabilité du gouvernement bruxellois face aux réformes socio-économiques nécessaires. Le PS bruxellois a soutenu cette proposition de compromis depuis 9 mois, malgré la décision de son Bureau national de préférer l’opposition partout au lendemain des élections du 9 juin », a ajouté le bureau de la Fédération bruxelloise.
Pour celui-ci, le choix de l’Open Vld de quitter la table de négociation, vendredi, « pour remorquer à tout prix la N-VA au gouvernement bruxellois est incompréhensible et irresponsable ».
Le PS a encore tenu à dire qu’il ne sera pas complice de la mise en œuvre d’une « austérité aveugle » et qu’il poursuivra son « travail déterminé » pour défendre l’autonomie et l’intégrité institutionnelle de la Région-capitale.
« S’il se trouve des partenaires pour réunir une majorité parlementaire sur la proposition du MR, dont acte. S’il échoue à réunir une majorité parlementaire, le MR devra se confronter à la réalité: son projet politique pour Bruxelles et ses méthodes n’ont pas le soutien d’une majorité de Bruxelloises et de Bruxellois », a-t-il conclu.