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Fin des pourparlers États-Unis-Iran malgré des progrès significatifs

Ces pourparlers apparaissent comme ceux de la dernière chance pour éviter une confrontation militaire après un déploiement américain massif au Moyen-Orient. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a fait état à la mi-journée de discussions « intenses », marquées par des « propositions concrètes ».


Ces pourparlers sont perçus comme la dernière opportunité d’éviter une confrontation militaire, suite à un déploiement militaire américain important au Moyen-Orient. Le 19 février, Trump avait fixé un ultimatum de « 10 à 15 jours » pour déterminer la possibilité d’un accord avec Téhéran ou pour envisager un recours à la force.

Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a indiqué sur X que la journée s’était conclue par des « progrès significatifs » dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran, et a annoncé de futures « discussions sur le plan technique » à Vienne, où se trouve le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Les discussions avaient commencé le matin durant cette troisième session à la résidence de l’ambassadeur d’Oman, proche de Genève, avant d’être reprises en fin d’après-midi après une pause.

Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a rapporté à la mi-journée des échanges « intenses », rythmés par des « propositions concrètes ».

Washington cherche à obtenir un accord qui empêcherait principalement l’Iran de développer l’arme nucléaire, une inquiétude qui alimente depuis longtemps les tensions avec Téhéran.

La République islamique dénie avoir de telles ambitions, tout en maintenant son « droit » au nucléaire civil, conformément au Traité de non-prolifération (TNP) dont elle est signataire.

Un autre point de discorde réside dans l’exigence de Washington de discuter du programme balistique iranien, ce que l’Iran refuse, précisant que seule la question nucléaire serait abordée.

À l’issue de la réunion, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé qu’une nouvelle session de discussions avec les États-Unis aurait probablement lieu « dans moins d’une semaine », tout en se réjouissant des « bons progrès » réalisés lors des pourparlers de jeudi à Genève.