Belgique

Fiasco i-Police : des responsables de la police ne se rendent pas à la Chambre

Treize hauts responsables ont reçu un e-mail contenant un modèle de lettre pour décliner l’invitation à l’audition, invoquant des « obligations statutaires et déontologiques de discrétion » ainsi que des « obligations strictes de confidentialité ». Le commissaire-général Snoeck et deux autres responsables ont déjà communiqué leur refus et ne seront donc pas présents à l’audition, selon le président de la commission de l’Intérieur, Ortwin Depoortere (Vlaams Belang).


Les personnes invitées à l’audition se sont rapprochées d’un cabinet d’avocats bien connu, qui leur a conseillé de ne pas témoignier. Selon Het Nieuwsblad, treize hauts responsables ont reçu un e-mail contenant un modèle de lettre pour décliner l’invitation. Ce document mentionne en particulier des « obligations statutaires et déontologiques de discrétion » ainsi que des « obligations strictes de confidentialité ».

Le commissaire-général Snoeck et deux autres responsables ont déjà confirmé leur refus de se présenter à l’audition, a déclaré Ortwin Depoortere (Vlaams Belang), président de la commission de l’Intérieur. La police fédérale a également commenté la situation. « Dans le cadre de l’invitation du parlement, une analyse juridique a été demandée. Il apparaît que les membres de la police fédérale ne peuvent, sous peine de poursuites judiciaires, communiquer sur le dossier lors d’une audition à la Chambre », précise-t-elle.

Au sein de l’opposition, Matti Vandemaele (Groen) appelle à la création d’une commission d’enquête parlementaire. Une telle démarche permettrait d’obliger les témoins à venir s’expliquer devant les députés. « Il y a tellement d’erreurs commises qu’un commissaire-général essaie manifestement de saboter une audition au parlement », analyse l’élu. « Pour moi, les choses ne peuvent être plus claires : il faut ouvrir la fosse à purin ».