Faut-il réduire la vitesse maximale sur les routes pour le climat?

Pour atteindre ses objectifs de réduction des émission de CO2 de 35% d’ici 2030, la Belgique va devoir, d’une manière ou d’une autre, s’attaquer au secteur du transport. Dans une étude divulguée par Le Soir, l’Institut du développement durable (IDD) recommande de réduire la vitesse maximale et/ou d’instaurer une redevance kilométrique.

Le transport va devoir réduire ses émissions de 800 millions de tonnes de CO2 par an jusqu’à l’échéance, a calculé l’économiste Philippe Defeyt, qui dirige l’IDD. Cela correspond à 3% par an.

La technologie ne viendra pas à notre secours, juge l’économiste. « Même si la moitié des nouvelles immatriculations sont des hybrides et l’autre moitié des électriques, on n’arrive pas à l’objectif. » Car les Belges optent pour des modèles de plus en plus lourds.

A côté de solutions évidentes comme la réduction du nombre de déplacements et/ou des distances moyennes parcourues et la promotion des moyens de transport « doux », l’économiste en préconise d’autres, moins flagrantes.

La première est de brider la vitesse des voitures: « Une réduction de 20 km/h sur les réseaux à deux bandes et plus et de 10 km/h sur le restant du réseau devrait permettre de réduire d’environ 10% les émissions et de gagner 3 ans par rapport à l’objectif 2030 », dit l’étude de l’IDD. Une mesure qui ne nécessite pas d’investissement et qui aurait un effet immédiat.

La seconde mesure est l’implémentation d’une redevance kilométrique intelligente sur le territoire, qui permettrait aussi de lutter contre les embouteillages. Cette mesure est envisagée à Bruxelles, qui tente de convaincre les deux autres régions.