États-Unis : Donald Trump annonce le retrait de la Garde nationale à Chicago, Portland et Los Angeles
Le déploiement des militaires de la Garde nationale a été bloqué par la Cour suprême à Chicago et par des juges fédéraux à Los Angeles et Portland. Le 23 décembre, la Cour suprême a jugé que le gouvernement n’avait pas fourni de base légale justifiant son déploiement à Chicago.
Le déploiement des militaires de la Garde nationale avait été bloqué par la Cour suprême à Chicago ainsi que par des juges fédéraux à Los Angeles et Portland.
Depuis plusieurs mois, Donald Trump avait ordonné le déploiement de gardes nationaux dans ces villes à majorité démocrate, ainsi qu’à Memphis, pour combattre la criminalité et soutenir la police de l’immigration. Ces déploiements, destinés à des interventions lors de catastrophes naturelles aux États-Unis mais pouvant aussi inclure des missions à l’étranger, ont été contestés en justice par ses adversaires.
Les démocrates dénonçaient une manœuvre autoritaire qui dépassait les limites du pouvoir présidentiel – la Garde nationale de chaque État étant sous la double tutelle du président et du gouverneur local.
Une base légale insuffisante
Le 23 décembre, la Cour suprême a déterminé que le gouvernement n’avait pas présenté de base légale justifiant le déploiement à Chicago, lequel n’est autorisé en droit américain que dans des situations exceptionnelles. Le « Posse Comitatus Act », une loi de 1878, interdit l’utilisation des militaires pour des opérations de maintien de l’ordre.
Dès la mi-décembre, l’administration Trump avait annoncé le retrait d’une partie des soldats envoyés à Portland, Los Angeles et Chicago. Cependant, la Garde nationale maintenait une présence résiduelle dans ces villes.

