Enveloppe bien-être: le gouvernement veut encore laisser du temps aux partenaires sociaux

Patrons et syndicats ont échoué à s’accorder sur la répartition de cette enveloppe de plus de 900 millions d’euros destinée à augmenter les allocations sociales. Les employeurs souhaitent n’affecter qu’une partie de cette enveloppe vu le mode de calcul de celle-ci, qui ne tiendrait plus compte de la réalité, et l’instabilité de la situation actuelle. L’autre partie serait abordée plus tard. Dans un courrier au gouvernement, ils rappelaient que dans les années passées, l’enveloppe bien-être avait été discutée parallèlement aux négociations d’un accord interprofessionnel, qui portent notamment sur les augmentations salariales.

La loi fixe au 15 septembre l’échéance d’un accord. Après cette date, le dossier revient en principe au gouvernement. Le ministre du Travail, Pierre-Yves Dermagne (PS), a fait savoir qu’avec ses collègues compétents il soumettrait une proposition la semaine prochaine. Il semble avoir été un peu rapide. Une réunion avec le Groupe des 10, qui rassemble les partenaires sociaux, devrait avoir lieu rapidement. L’objectif est de leur demander de poursuivre la concertation, a-t-on expliqué.

Ce ne serait pas la première fois que l’échéance du 15 septembre n’est pas strictement respectée, ajoutait-on. « Il est compréhensible que dans ces temps économiques difficiles les tensions soient fortes. Mais nous attendons de chacun, dans un contexte de crise, qu’il se dépasse, y compris s’il s’agit des partenaires sociaux », a-t-on encore dit.