Enseignement supérieur: le double objectif derrière la réforme du calendrier académique

Valérie Glatigny, la ministre de l’Enseignement supérieur, l’a confirmé mercredi : les discussions autour d’un nouveau calendrier académique sont en cours. Mais au fait, pourquoi vouloir changer les rythmes des établissements supérieurs? Pourquoi ce sujet fait-il partiedes débats sur la table?

Mieux coller aux nouveaux rythmes scolaires

C’est l’annonce du nouveau calendrier dans l’enseignement obligatoire francophone qui a précipité les discussions à ce sujet.

Comme le rappelle le Conseil des recteurs francophones (Cref), « ni un alignement total sur le nouveau calendrier scolaire, ni une position figée sur le calendrier universitaire actuel n’ont été retenus comme options envisageables. D’une part, l’enseignement universitaire a ses spécificités ; d’autre part, la pratique universitaire actuelle mérite d’être remise en cause ; enfin, les effets des discordances de calendriers sur de nombreuses familles ne peuvent être ignorés. »

En effet, les membres d’une même famille, dont certains sont en haute école et d’autres toujours en secondaire par exemple, n’auront à présent plus toujours congé en même temps. De plus, les étudiants du supérieur, très impliqués dans les secteurs de la jeunesse et du sport, ne pourront plus forcément assurer les activités d’animation lors des périodes de vacances des primaires et secondaires étant donné qu’eux seront toujours en cours à cette période.

Un objectif pédagogique

La réforme du calendrier scolaire est donc l’opportunité de revoir l’organisation de l’année académique. Comme l’expliquait Vincent Blondel à La Libre, l’idée est de ménager de réelles périodes de repos qui ne soient pas des blocus servant à préparer des sessions d’examens organisées juste après. « Il s’agit, en particulier, de sortir du paradoxe actuel où les semaines de cours sont trop souvent vues comme des périodes de semi‐fête et les périodes de congé, consacrées à un travail en principe intensif », explique le Cref.

La réorganisation des examens et leur remplacement par une évaluation continue sont également envisagés. Pour rappel, selon une consultation organisée par la Fédération des étudiants francophones en mars dernier, les étudiants et étudiantes s’étaient montrés favorables à l’introduction d’évaluations au cours de l’année pour remplacer les grosses sessions d’examens.

Au vu de la complexité du débat, il faudra toutefois patienter avant de connaître la décision finale prise par les acteurs du milieu.