« En 2024, on pourrait avoir le Premier ministre le plus jeune de l’histoire belge »

Alors que plusieurs politiques, comme Paul Magnette ou Georges-Louis Bouchez, ne cachent pas leur ambition d’occuper la fonction de Premier ministre, un autre nom semble déjà retenir l’attention avec insistance. En effet, du côté des socialistes flamands, la popularité de Conner Rousseau explose. Âgé de seulement 29 ans, le président de Vooruit avait lui aussi annoncé il y a quelques mois qu’il pourrait se laisser tenter par le 16 rue de la Loi.

Conner Rousseau a-t-il ses chances ? À cette question, le journaliste de La Libre, Frédéric Chardon, a réagi plutôt favorablement ce jeudi sur le plateau de l’émission « Les couloirs de la Chambre », sur LN24. « Il y a quelque temps, je n’envisageais pas le président des socialistes flamands, Conner Rousseau, comme un futur Premier ministre. Et pourtant, sa cote a monté très fortement. On entend de plus en plus dans les coulisses du gouvernement fédéral – et un peu au-delà – qu’il pourrait très bien s’emparer du 16 en 2024 et devenir le Premier ministre le plus jeune de l’histoire. »

Il fait de l’ombre à Paul Magnette

Frédéric Chardon a rappelé que Paul Magnette convoite également le poste. « Il envisage déjà, si la famille socialiste était numéro 1 en 2024, de prendre la place d’Alexander De Croo. Mais il doit faire attention car Vooruit est occupé de monter de plus en plus dans les sondages. Conner Rousseau prend de plus en plus d’assurance politique. On l’a vu notamment lorsqu’il s’est permis d’allumer les syndicats qui ont fait la grève nationale. Il est tellement sûr de lui et de son statut politique qu’il se permet de donner des leçons aux syndicats qui sont pourtant des alliés objectifs des socialistes. Donc on sent que, s’il doit y avoir un socialiste au pouvoir en 2024, ça sera plutôt Conner Rousseau que Paul Magnette. »

Catherine Fonck accuse Alexander De Croo de « maquiller les chiffres du budget »

Dans une second temps, LN24 a consacré une partie de son émission à la question budgétaire. Alors que le Premier ministre Alexander De Croo a reconnu à la Chambre une « erreur matérielle » dans le budget 2023 à propos de la TVA à 6 % sur l’énergie, Catherine Fonck s’est montrée très sceptique. « Je crois aux chiffres de la secrétaire d’État car je crains qu’autrement elle n’aurait pas changé ses chiffres pour ensuite reconnaître qu’il y avait, non pas une simple erreur matérielle mais une vraie erreur au niveau des comptes. Ça laisse penser que le gouvernement a voulu présenter un budget maquillé pour que le déficit soit moins important qu’il ne l’est réellement sous peine d’avoir le plus gros déficit de l’Union européenne. »

Pourquoi la démission de la secrétaire d’Etat Eva De Bleeker est possible

La cheffe de groupe des Engagés s’est également exprimée sur la possibilité de démission de la secrétaire d’État Eva De Bleeker. « Il me semble qu’elle a dit la vérité. Le budgetce n’est pas elle qui l’a maquillé mais bien le Premier ministre qui, manifestement, lui a dit qu’elle devait remodifier ses chiffres en faisant apparaître un déficit moindre au sujet de la Belgique. Le déficit qu’on rencontre actuellement est normal. Par contre, le minimum que l’on peut attendre en matière de confiance, c’est qu’il y ait un discours basé sur la vérité. Un maquillage des chiffres de la part d’un gouvernement est inacceptable. »