Elio Di Rupo sur le CST: « Je suis le plus grand défenseur des libertés individuelles. Mais mourir libre, c’est mourir »

Ce jeudi matin, on apprenait que le dispositif du Covid Safe Ticket faisait l’objet d’une plainte en justice de la part de Charta21. Cette association composée de juristes alerte sur les manquements au respect de la vie privée qu’engendre le contrôle de ce pass sanitaire via l’application CovidScan. Elle déplore de nombreuses infractions, notamment en termes de données personnelles, et exige la suspension de ce dispositif.

Interrogé à ce sujet sur Bel RTL ce jeudi, le ministre-président wallon Elio Di Rupo a tenu à mettre les points sur les i. « C’est trop facile de dire « Au nom de la liberté, de ceci, de cela », a débuté le socialiste. « Je suis le plus grand défenseur des libertés individuelles. Mais mourir libre, c’est mourir. Ce que je demande est de ne pas altérer les libertés de chacun mais protéger sur le plan de la santé », a-t-il martelé.

« Hier, j’étais à Bruxelles, on m’a demandé mon CST, je ne me suis pas senti réduit en termes de liberté, j’étais même content que dans le lieu où j’étais, je savais que toutes les personnes étaient protégées », a poursuivi l’ancien président du PS.

« Ils méritent qu’on les protège »

l’entrée en vigueur du Covid Safe Ticket en Wallonie est prévue pour le 1er novembre, comme l’a confirmé le Parlement wallon ce mercredi soir. Toutefois, la plainte déposée par Charta21 pourrait retarder cette échéance, a concédé le délégué général du MR Mathieu Bihet sur les ondes de DH Radio ce jeudi matin.