Elections à la présidence du MR : Jeholet dit craindre le retour aux « guerres personnelles »

Le ministre réformateur Pierre-Yves Jeholet a reconnu jeudi soir craindre une « guerre fratricide » à l’occasion de l’élection d’un nouveau président au MR. Pour éviter cela, il préconise une réforme de la gouvernance du parti.

Interrogé sur le plateau de Jeudi en Prime (RTBF), M. Jeholet a, sans les citer, estimé que les candidatures annoncées de Denis Ducarme et de Georges-Louis Bouchez pourraient faire du tort au parti, déjà marqué au cours de cette décennie par de vives tensions entre les clans Michel et Reynders.

« Je ne voudrais pas qu’on en revienne à des guerres personnelles », a insisté le Liégeois, assurant ne soutenir personne à ce stade. « On est dans une querelle de personnes », a-t-il ajouté.

Pour éviter que cela ne déchire le parti, M. Jeholet, nommé il y a peu ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a jugé qu’il pourrait être utile de réfléchir à une « réforme de la gouvernance » du parti, notamment pour mieux impliquer les militants et les mandataires, a-t-il défendu.

En raison du départ annoncé de Charles Michel vers la présidence du Conseil de l’Union européenne d’ici décembre, le MR va devoir se choisir un nouveau président.

Le ministre Denis Ducarme a déjà indiqué qu’il briguait la fonction.

Le bouillant sénateur Georges-Louis Bouchez n’a pas encore officiellement dévoilé ses intentions, mais sa candidature est pressentie par beaucoup.

Les candidats ont jusqu’au 11 octobre pour se faire connaître. Le nouveau président du MR sera connu le 12 novembre.