Ecolo présente son plan B pour un avenir écologique.
Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre sont les seuls candidats pour Ecolo, sans possibilité de choix entre plusieurs candidatures. Ils étaient candidats l’année dernière, mais avaient été plébiscités à 70% des voix par les militants au profit de Marie Lecocq et Samuel Cogolati.
Pas le choix pour Ecolo : Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre seuls candidats
Ce n’est pas une première dans l’histoire des verts, mais cela reste très symbolique. Les militants Ecolo n’auront pas cette fois-ci à choisir entre plusieurs candidatures. Pour Ecolo, un parti qui revendique une démocratie interne vivante, c’est sans conteste un signal.
On peut y voir un manque d’enthousiasme, sans doute face à l’ampleur de la tâche, mais aussi à un manque de renouvellement des dirigeants. Ce qui est frappant, c’est le retrait de toutes les figures établies : Khattabi, Hazée, Bricmont, Schlitz, Linard, Tellier. Aucun député sortant n’a souhaité se représenter. Ce sont donc deux anciens élus, qui n’ont pas retrouvé leur siège en juin 2024, qui se présentent. Deux profils expérimentés, ce qui contraste avec le duo Lecoq-Cogolati, plus jeune. Gilles Vanden Burre a été chef de groupe à la Chambre, et Marie-Colline Leroy secrétaire d’État à l’Égalité des chances.
Leur grand défi : éviter de rester des co-présidents de second rang
Gilles Vanden Burre et Marie-Colline Leroy avaient déjà tenté de se porter candidats l’année dernière, mais sans succès. Les militants avaient alors plébiscité Marie Lecocq et Samuel Cogolati à 70% des voix, à l’été 2024. Le duo Vanden Burre-Leroy n’était donc pas le premier choix, mais il est aujourd’hui le seul, après l’échec du tandem sortant. Leur grand défi sera d’éviter d’être perçus comme des présidents de second rang.
Leurs programmes n’étaient pas franchement différents sur le papier. En revanche, leurs profils sont assez distincts. Plus expérimentés d’abord. Gilles Vanden Burre, figure bruxelloise, est souvent perçu comme plus à droite que Marie Lecoq. Notamment parce qu’il a travaillé dans le privé, comme ingénieur, avant de rejoindre Ecolo, et qu’il a milité au sein du mouvement belge Bplus. Il se présente comme un rassembleur, pragmatique, évitant les clivages. Il parle davantage des liens entre économie et écologie, et moins des aspects culturels : intersectionnalité, laïcité, crèches de Noël…
Marie-Colline Leroy est la Wallonne du duo. Elle avait remplacé Sarah Schlitz comme secrétaire d’État à l’Égalité des chances, après sa démission forcée en 2023. Elle a poursuivi les dossiers en cours, mais avec une approche moins offensive, plus discrète et plus rassembleuse.
Après l’échec du plan A, Ecolo sort donc le plan B. Voilà donc des profils plus expérimentés, plus rassembleurs, mais aussi moins innovants et moins conquérants. Après l’échec cuisant du duo sortant, ce choix peut aussi apparaître comme plus rassurant, même si c’est le plan B. Surtout qu’il n’y avait pas d’autre plan.

