Dix-sept jours après son naufrage, l’épave de l’Arctic Metagaz remorquée.
La NOC, via Mellitah Oil and Gas en partenariat avec l’Eni, a engagé « une société spécialisée dans des incidents impliquant des navires pétroliers, des plateformes off-shore et des navires susceptibles de provoquer des marées noires ». Le naufrage du méthanier Arctic Metagaz a été annoncé par l’Autorité libyenne des ports et du transport maritime dans la nuit du 3 au 4 mars après des « explosions soudaines » d’origine inconnue.
La NOC, par l’intermédiaire de sa filiale Mellitah Oil and Gas, en collaboration avec Eni, a engagé « une société spécialisée dans des incidents liés aux navires pétroliers, aux plateformes offshore et aux navires susceptibles de causer des marées noires », a précisé la NOC. La Russie a accusé l’Ukraine d’avoir attaqué, début mars, avec des drones maritimes lancés depuis les côtes libyennes, le méthanier Arctic Metagaz, mesurant 277 mètres, qui avait quitté Mourmansk, dans le nord-ouest de la Russie, transportant du gaz naturel liquéfié (GNL) à destination de Port-Saïd, en Égypte.
Les 30 membres de l’équipage du méthanier ont été secourus, mais le navire est depuis abandonné et à la dérive entre Malte et la Libye.
L’Ukraine, envahie par la Russie depuis février 2022, n’a pas réagi aux accusations russes.
L’Autorité libyenne des ports et du transport maritime avait annoncé dans la nuit du 3 au 4 mars que le bateau avait coulé après des « explosions soudaines » d’origine inconnue.
L’épave du méthanier se trouve dans les eaux internationales, mais dans la zone de recherche et de sauvetage (SAR) libyenne, a indiqué vendredi la Protection civile italienne. Le remorquage du navire représente une « opération complexe » car il présente « une large brèche latérale » et « est gravement endommagé », selon cette même source.
Selon la NOC, le contrat avec la société spécialisée, dont le nom n’a pas été dévoilé, a été conclu en « urgence ». La société libyenne affirme avoir déjà « agi pour réduire le risque de pollution du littoral libyen », alors qu’il a été observé que « le navire endommagé se rapproche progressivement des côtes libyennes à cause du vent et des vagues ».
D’après la NOC, « la gestion de cette menace environnementale est tout à fait réalisable » et le navire « sera remorqué en toute sécurité vers l’un des ports libyens », en coordination avec l’autorité portuaire concernée.

