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Direct – Guerre au Moyen-Orient : trêve entre les États-Unis et l’Iran, Téhéran attaque le Koweït et les Émirats

Donald Trump a accepté de repousser de deux semaines sa menace d’attaquer l’Iran, alors que Washington a reçu de Téhéran une proposition en dix points pour négocier. Le gaz européen a plongé de 20% à l’ouverture, tandis que le pétrole s’est enfoncé et est retombé sous la barre des 100 dollars.


Donald Trump a accepté de reporter sa menace d’attaquer l’Iran de deux semaines. Washington a reçu de Téhéran une proposition en dix points, servant de base pour les négociations.

L’Iran a également consenti à engager des discussions avec les États-Unis. Le détroit d’Ormuz sera de nouveau accessible « pendant deux semaines en coordination avec l’armée iranienne », a annoncé Téhéran.

De premières négociations pourraient débuter ce vendredi à Islamabad, au Pakistan.

Bien que les échanges de missiles entre les États-Unis et l’Iran aient cessé, Téhéran a poursuivi ses attaques contre le Koweït et les Émirats arabes unis. Ces frappes font suite à des actions aériennes contre des installations pétrolières iraniennes, survenues après l’annonce d’une trêve par les États-Unis, a rapporté la télévision d’État iranienne.

Israël a annoncé soutenir cet accord de cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, tout en précisant qu’il « n’incluait pas le Liban ». L’armée israélienne a d’ailleurs lancé un nouvel appel à évacuer le sud du pays.

Cet accord de cessez-le-feu est généralement salué à l’international.

Suite à l’annonce de la pause dans les combats entre les États-Unis et l’Iran, le gaz européen a chuté de 20 % à l’ouverture. Le pétrole a également baissé, tombant sous la barre des 100 dollars.

Le plan iranien soumis à Washington stipule que les États-Unis acceptent la poursuite du programme d’enrichissement d’uranium de Téhéran et la levée de toutes les sanctions.

Concernant les attaques au Liban, Israël a exprimé son soutien à la décision de Donald Trump de suspendre les attaques contre l’Iran, tout en indiquant que la trêve ne s’applique pas au Liban. De nouvelles frappes israéliennes ont causé la mort de 8 personnes au Liban. Maxime Prévot, ministre belge des Affaires étrangères, a annoncé plusieurs millions d’euros d’aide supplémentaire pour le Liban.

Le Koweït a déclaré faire face à une « intense vague d’attaques » iraniennes depuis plusieurs heures et a appelé l’Iran et ses alliés à « cesser immédiatement les hostilités ».

En ce qui concerne les prix de l’énergie, le gaz européen a chuté de 20 % à l’ouverture, entraînant également une baisse du pétrole, qui est tombé sous les 100 dollars.

À l’échelle internationale, le pape a salué la trêve comme un « signe de vif espoir ». L’Arabie saoudite espère que ce cessez-le-feu engendrera une « désescalade globale et durable ».

Les États-Unis avaient averti qu’ils pourraient détruire « en quatre heures » les ponts et centrales électriques iraniens. De son côté, l’Iran avait déclaré être prêt à tous les scénarios. Le Pakistan, en tant que médiateur clé dans la guerre au Moyen-Orient, a appelé Donald Trump à prolonger son ultimatum à l’Iran.

Mardi après-midi, des bombardements ont eu lieu, en particulier contre les ponts et les infrastructures civiles, suscitant de vives controverses. Selon l’ONU, de telles attaques ont constitué des crimes de guerre.

En début de soirée, le Koweït a averti ses citoyens d’éviter de sortir entre minuit et six heures. Des explosions ont été entendues à Téhéran et à Doha (Qatar). L’Iran a également diffusé des images de citoyens formant des chaînes humaines sur les ponts. Par ailleurs, des bombardiers américains ont quitté le Royaume-Uni en début de soirée.

Dans cette atmosphère tendue, la diplomatie des otages semblait en mouvement : une journaliste américaine, capturée par le Hezbollah irakien proche du régime iranien, a été libérée en fin d’après-midi. Deux otages français, retenus en Iran depuis trois ans, sont en route vers Paris, tandis qu’une Iranienne condamnée en France devrait également être libérée.

La guerre au Moyen-Orient a débuté le 28 février à la suite d’une offensive américano-israélienne lancée contre l’Iran. En réponse, Téhéran a lancé des missiles et des drones contre Israël et plusieurs autres pays de la région, affirmant cibler des intérêts américains et des bases étrangères impliquées dans le conflit.