Belgique

Direct – Guerre au Moyen-Orient : deux complexes pétrochimiques en Iran touchés, dont la plus grande installation gazière

Donald Trump a menacé de faire de la journée de mardi celle « des centrales énergétiques et des ponts » en Iran, avec un ultimatum reporté à mardi 20h00 heure de Washington, si Téhéran n’a pas rouvert le détroit d’Ormuz, crucial pour l’approvisionnement mondial en pétrole. La circulation dans le détroit d’Ormuz est bloquée par l’Iran depuis les premiers jours des frappes américaines et israéliennes, ce qui représente 20% du pétrole consommé sur la planète.


Le président américain Donald Trump a menacé de faire de la journée de mardi celle « des centrales énergétiques et des ponts » en Iran, donnant un ultimatum jusqu’à mardi 20h00, heure de Washington, si Téhéran n’ouvrait pas le détroit d’Ormuz, essentiel pour l’approvisionnement mondial en pétrole. Cette menace avait déjà été émise le 22 mars dernier, et les autorités iraniennes avaient rejeté un premier ultimatum.

En attendant cette échéance, Israël a mené des frappes sur des installations pétrochimiques du site de South Pars à Assalouyeh (sud), qui, selon le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, représente « environ la moitié de la production pétrochimique du pays ». Un complexe pétrochimique à Marvdasht, près de Chiraz (sud), a également été attaqué, les sources locales évoquant des « dégâts mineurs ».

Depuis le début des frappes américaines et israéliennes, l’Iran bloque la circulation dans le détroit d’Ormuz. Ce passage maritime, en jeu dans ce conflit, représente 20 % du pétrole consommé dans le monde et son blocus a provoqué une hausse des prix de l’énergie.

Donald Trump a également affirmé que les négociations entre Washington et Téhéran se poursuivaient, ce qui insinue qu’il espère un accord d’ici le lundi 6 avril.

De son côté, Téhéran a averti les États-Unis et Israël que la région pourrait devenir un « enfer » pour eux si leurs attaques s’intensifiaient, reprenant ainsi la rhétorique de Donald Trump et laissant présager une escalade supplémentaire au Moyen-Orient.