Direct – Guerre au Moyen-Orient : António Guterres avertit d’une guerre « hors de contrôle »
Donald Trump a proposé un plan de paix à l’Iran, et Téhéran a indiqué que les « navires non hostiles » pouvaient emprunter le détroit d’Ormuz sous certaines conditions. L’Iran a déclaré qu’il n’était pas en train de négocier un accord de paix avec Washington pour mettre fin à la guerre au Proche-Orient.
Donald Trump a proposé un plan de paix à l’Iran et a exprimé son optimisme quant aux perspectives d’un accord, tandis que Téhéran a annoncé qu’il laisserait passer les navires non hostiles par le détroit d’Ormuz, au 26e jour de la guerre au Moyen-Orient.
Le président américain a réaffirmé que les États-Unis et l’Iran négocient pour mettre fin au conflit, mais a ajouté que les opérations militaires américaines contre la République islamique se poursuivent « sans relâche ».
Cependant, selon l’Iran, il n’est pas question d’un accord de paix avec Washington pour mettre un terme à la guerre au Proche-Orient. L’Iran a annoncé une nouvelle vague d’attaques contre Israël en soutien à la milice chiite libanaise Hezbollah.
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a conseillé ce mercredi aux États-Unis de ne pas « tester » la détermination de l’Iran à défendre son territoire, dans le contexte où des médias américains ont rapporté l’envoi de troupes supplémentaires au Moyen-Orient. L’Iran a indiqué qu’elle mettrait fin à la guerre quand elle le décidera, lorsque ses propres conditions seront remplies. Ce responsable a déclaré que les propositions américaines avaient été jugées excessives.
L’Iran a également précisé que les « navires non hostiles » pouvaient emprunter le détroit d’Ormuz, à condition de respecter les règles de sécurité, selon un communiqué envoyé à l’Organisation maritime internationale (OMI).
De plus, Londres et Paris prévoient de présider cette semaine une réunion avec une trentaine de pays prêts à participer à la sécurisation du détroit d’Ormuz, dans le but de créer une coalition internationale pour assurer la sécurité de cette voie de transport stratégique, selon des médias britanniques.
Antonio Guterres, secrétaire général de l’OTAN, s’est dit inquiet de l’enlisement potentiel du conflit et a averti d’une guerre « hors de contrôle » pouvant entraîner un conflit plus large ainsi qu’une marée de souffrances humaines.

