Deux interprètes pour un sourd-muet au tribunal

La voiture était trop belle. Convaincu de faire une bonne affaire, Saïd n’a pas vu les signes qui auraient dû l’alerter.

Un interprète au tribunal, c’est relativement commun dans notre société de plus en plus mondialisée. Même s’il semble bien que certains prévenus, qui savent pertinemment qu’ils vont être asticotés par le juge, préfèrent dire qu’ils ne maîtrisent pas la langue française pour mieux éluder les questions ou pour réfléchir avant de donner une réponse.

Mais deux interprètes pour une même personne, c’est rare. C’est ce qui est arrivé devant cette chambre correctionnelle à Bruxelles. Saïd, la partie civile dans cette affaire, est sourd-muet. Gantois, il ne comprend et ne s’exprime qu’en langue des signes néerlandaise.

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