« Des propos indignes de la fonction de police », « Des sanctions doivent être prises »: les insultes racistes de deux policières font vivement réagir

Des propos racistes ont été tenus, en 2018, par deux policières de la zone de police Bruxelles-Midi toujours en service aujourd’hui, relate jeudi la DH qui précise qu’une seule de ces policières a procéduré devant le Conseil d’État ; sa sanction est annulée car la proposition de sanction a été notifiée trois jours trop tard. « Toute la lumière doit être faite sur cette affaire et des sanctions doivent être prises« , plaide le CDH dans un communiqué. Sofia Bennani (CDH), conseillère de police dans la zone Midi, a demandé que l’affaire soit mise à l’ordre du jour lors du prochain conseil de police, prévu lundi 25 janvier. Le député humaniste au Parlement bruxellois Pierre Kompany souhaite, quant à lui, convoquer en urgence la commission Intérieur de l’assemblée régionale.

Le président de la Fédération bruxelloise du PS, Ahmed Laaouej, a lui aussi réagi sur Twitter. « Tout y passe : racisme, insultes homophobes et autres propos indignes de la fonction de police. Cela ne peut qu’attiser les tensions sur fond d’amalgames. Madame la ministre de l’Intérieur, il nous faut un projet national de réconciliation et d’apaisement, et vite« , écrit-il sur le réseau social.

Le collège de police de la zone Bruxelles-Midi pourrait se constituer partie civile

À l’issue d’une réunion avec le chef de corps de Bruxelles-Midi (Anderlecht, Saint-Gilles et Forest), Jurgen De Landsheer, le bourgmestre d’Anderlecht Fabrice Cumps (PS) a annoncé jeudi en fin d’après-midi qu’il sera proposé au collège de police, lors de sa prochaine réunion, de se constituer partie civile pour dégradation de l’image de la zone dans le dossier des propos racistes tenus en 2018 par deux policières. Le bourgmestre a exprimé son « dégoût » par rapport aux propos racistes et homophobes tenus.