Des opérations destructrices de sangliers à Chaumont-Gistoux bientôt
Christine a déclaré que « les sangliers sont venus cinq ou six fois en dix jours » et ont causé des dégâts considérables dans son jardin. Luc Della Faille a confirmé que « les sangliers font des ravages de plus en plus tôt », impactant les récoltes agricoles.
Christine est dans un état de désespoir. À l’arrière de son domicile, il ne reste quasiment plus de pelouse intacte. Des sangliers, attirés par les glands disséminés au sol, ont ravagé son jardin.
» Ils sont venus cinq ou six fois en dix jours, confie cette résidente de Chaumont-Gistoux. Une fois, je vis les chaises détruites. Un matin, je me suis levée et la table était brisée. Puis c’est la barrière du poulailler qui a subi des dommages. Un seau a également fini dans le jardin. Sans oublier le jour où je me suis retrouvée à deux mètres d’eux en sortant mes poubelles, ce qui m’a dissuadé de sortir. »
Dans son quartier, Christine n’est pas la seule à faire face à de tels désagréments. D’autres, comme Cédric, ont eu davantage de chance, mais jusqu’à quand ?
« Nous n’avons pas de barrière à l’avant, explique-t-il. Donc, nous craignons qu’ils entrent dans notre jardin. De plus, nous avons une piscine derrière, et cela nous inquiète, car une chute pourrait causer des dégâts considérables. »
### Les cultures aussi concernées
Les particuliers ne sont pas les seuls affectés par ces intrusions. Les sangliers s’aventurent aussi dans les champs.
« Les sangliers causent des dégâts de plus en plus tôt, dès que les semis sont réalisés, confirme Luc Della Faille, échevin de l’environnement. Un agriculteur a rapporté qu’il devait récolter une dizaine de bennes de maïs, mais il n’en a eu qu’une seule l’an passé. Une troupe de sangliers dans un champ de maïs, cela entraîne rapidement de gros ravages. »
### Une réaction des autorités
Cette situation apparemment sans précédent à Chaumont-Gistoux a incité les autorités locales à agir. Elles ont récemment rencontré les propriétaires de forêts et les détenteurs de droits de chasse pour les sensibiliser aux indemnités qu’ils pourraient avoir à verser pour les dommages causés par les sangliers. Le principal objectif de cette rencontre était de mettre en place un plan d’action, sous la supervision du Département de la Nature et des Forêts (DNF).
« Trois mesures peuvent être envisagées, précise l’échevin. Il y a la battue traditionnelle de jour, avec des fermetures de chemins. Il y a aussi l’affût, méthode préférée, en lisière de forêt, de manière stationnaire. Enfin, il existe la possibilité d’emprisonner les sangliers dans des cages disposées dans les massifs. »
### Recensement impossible
Des actions visant à détruire les populations de sangliers seront mises en œuvre, de jour comme de nuit. La population sera informée en temps voulu.
« Le défi réside dans la recherche des prestataires pour réaliser cette tâche, car une logistique considérable est en jeu. Par exemple, il est hors de question de laisser traîner des cadavres d’animaux dans les bois après l’abattage. »
Combien de sangliers devront être abattus pour que le village retrouve son calme ? Il est impossible de répondre avec précision. Très mobiles, ces animaux ont de nombreux refuges et ne se laissent pas recenser facilement.

