Débordements lors de baptêmes à la MAF: les avocats des comitards plaident l’acquittement

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a poursuivi lundi l’examen du dossier concernant les baptêmes étudiants de 2017 et 2018 à la Maison des athlètes francophones (MAF), le cercle des étudiants en kiné et en éducation physique de l’UCLouvain. Le 15 novembre dernier, une peine de 15 mois de prison avec sursis avait été requise pour le principal responsable de ces activités, et des peines de travail pour les huit autres prévenus. La parole était ce lundi à la défense, et les avocats des prévenus ont plaidé à titre principal l’acquittement de leur client. Des préventions de traitements dégradants, coups et blessures volontaires et attentats à la pudeur étaient principalement retenues par le ministère public. Les avocats des prévenus ont plaidé lundi que tous les bleus participaient de manière volontaire aux activités de baptême, qu’ils pouvaient arrêter dès qu’ils le voulaient et que c’est d’ailleurs ce que des participants ont fait, sans la moindre conséquence pour eux. Pour les avocats, il n’y a pas lieu de considérer qu’il y a des traitements dégradants s’il y a une participation volontaire.

« Chaque soir, en revenant aux activités, les bleus renouvelaient leur consentement et lors des épreuves, ils pouvaient arrêter lorsqu’ils considéraient qu’ils avaient atteint leurs limites », a indiqué un des avocats. Les conseils ont également souligné que le dossier avait été instruit sans qu’il y ait eu de plainte, et personne n’est constituée partie civile dans ce dossier.

Alors que dans ses réquisitions, le ministère public avait précisé qu’il ne s’agissait pas de faire le procès des baptêmes étudiants mais de dérapages lors d’une activité particulière de baptême à la MAF, les avocats des prévenus estiment que la justice veut faire un exemple, et que dossier « transpire la subjectivité ».

Le jugement sera rendu le 24 janvier.