De Croo répond à vos questions sur la crise de l’énergie : « La situation est intenable, on va devoir aller plus loin »

Alors que l’inquiétude monte en Belgique au sujet de la crise de l’énergie, le Comité de concertation organisé la semaine dernière a laissé bon nombre de Belges dubitatifs. Les annonces du Premier ministre au terme de la réunion n’ont pas rassuré la population. C’est pourquoi LN24 vous a laissé la possibilité de poser toutes vos questions à Alexander De Croo. Le libéral flamand y répond lors d’une émission spéciale « SOS Tous Ensemble face à la Crise », diffusée ce mardi de 20 heures à 22 heures (en télévision et sur les sites web des médias d’IPM – La Libre, La DH, L’Avenir, Moustique, Paris Match…).

Parmi les nombreuses interrogations adressées au Premier ministre, figure la question de la prolongation des centrales nucléaires comme solution à la crise de l’énergie. « La Belgique a changé sa position et a décidé de prolonger les deux centrales nucléaires les plus récentes. C’est bien que nous l’ayons fait. D’autres pays n’ont pas sauté le pas. J’espère que l’Allemagne aussi changera de position », débute Alexander De Croo, au micro de Martin Buxant. « (…) Il faut faire attention de ne pas réduire le problème de l’énergie en Europe à quelques centrales nucléaires belges. C’est un élément de discussion, mais ce n’est pas ça LA solution. Qui plus est, on parle de centrales nucléaires, pas d’usines de limonade. Prolonger une centrale nucléaire, c’est une décision qui doit se prendre cinq années plus tôt. Ce que le gouvernement précédent, dont je faisais partie je l’admets, n’a pas fait. On va donc d’abord prolonger les deux centrales dont on a parlé, mais tout reste sur la table. Rien n’est exclu. »

« Il n’y a pas de solution magique »

Un autre sujet qui préoccupe les Belges: la hausse des factures d’énergie. « Il faut être clair, ce n’est pas tenable », admet le libéral flamand. « Même des gens qui ont des épargnes voient leurs économies s’évaporer, alors qu’ils auraient aimé les consacrer à d’autres choses. » Le Premier ministre réaffirme être persuadé que la solution viendra d’une intervention européenne. « Toutefois, on ne va pas attendre cette solution », enchaîne-t-il, avant de lister ce qui est déjà mis en place pour aider les Belges. « D’abord, il y a le tarif social qui donne un avantage énorme. 20% de la population l’utilise actuellement. Ensuite, les banques sont prêtes à aider, notamment au niveau des hypothèques. (…) Enfin, le gouvernement étudie la possibilité de prendre des mesures additionnelles pour les personnes qui passent à côté du tarif social et qui rencontrent des problèmes. Pour être clair, je ne vais pas accepter que quelqu’un soit dans une situation où il ne peut pas payer sa facture et se retrouve dans le froid ou dans le noir cet hiver. On prendra des mesures pour intervenir et aider les gens qui en ont besoin. (…) Avec les factures qui atteignent des niveaux tellement élevés, on va devoir aller plus loin. »

Interrogé sur un potentiel remplacement de la ministre de l’Energie Tinne Van der Straeten par « un technicien qui pourrait proposer des solutions réalistes et efficaces », Alexander De Croo tient à mettre les points sur les i. « Il n’y a pas de solution magique. On le voit dans tous les pays européens. Il faut arrêter aussi cette personnalisation de la discussion. On a une ministre de l’Energie qui connait très bien ses dossiers, qui fait son maximum. Celui qui a la solution magique par rapport à ce problème mondial, qu’il vienne et qu’il nous explique ! Dans aucun pays européen, je ne vois de solution magique. Grâce aux investissements du passé, la Belgique est dans une situation beaucoup moins vulnérable que d’autres pays », conclut-il.

L’entièreté de la séquence est à retrouver ci-dessus.