Davos : Trump évoque un cadre d’accord sur le Groenland et lève la menace douanière pour 8 pays européens.
Donald Trump a écrit sur son réseau Truth Social qu’il a conçu le cadre d’un futur accord concernant le Groenland lors d’une « réunion très productive » avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte. Il a également déclaré qu’il n’imposerait pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février, sans donner de détails sur le contenu de ce « cadre ».
Au cours d’une « réunion très productive que j’ai eue avec le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, nous avons conçu le cadre d’un futur accord concernant le Groenland et, en réalité, toute la région arctique », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, depuis la station de ski suisse où il participe au Forum économique mondial. « Sur la base de cette entente, je n’imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février », a ajouté Donald Trump. Il n’a pas fourni de détails sur le contenu de ce « cadre ». Interrogé par l’AFP à Davos, Mark Rutte n’a pas donné davantage de précisions. Donald Trump a également affirmé que le projet d’accord en discussion sur le Groenland accordait aux États-Unis « tout ce (qu’ils) voulaient », sans préciser si cela impliquerait une possession américaine de l’île, sa demande initiale.
« Il n’y a pas de limite de durée, c’est pour toujours », a déclaré le président américain lors d’un échange avec la presse à Davos, ajoutant : « C’est l’accord de long terme par excellence. Et je pense que cela met tout le monde dans une très bonne position, en particulier concernant la sécurité et les minerais et tout le reste ».
Donald Trump avait précédemment menacé ces huit pays alliés des États-Unis de leur imposer de nouveaux droits de douane, son arme diplomatique de prédilection, jusqu’à ce qu' »un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland ». Cette surtaxe, de 10%, devait être effective à partir du 1er février, et même grimper à 25% au 1er juin. À Davos, Donald Trump avait déjà un peu apaisé les tensions quelques heures auparavant en excluant pour la première fois d’utiliser la force pour acquérir le Groenland.
« Les gens pensaient que j’utiliserais la force. Je n’ai pas besoin d’utiliser la force. Je ne veux pas utiliser la force. Je n’utiliserai pas la force », a-t-il déclaré lors d’un discours à la station huppée des Alpes suisses. Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, avait qualifié le discours d' »insignifiant », estimant que c’était la fermeté des Européens et la réaction négative des marchés financiers qui avaient quelque peu fait reculer Donald Trump.
Le président américain, toujours très attentif aux réactions de la Bourse, avait d’ailleurs mentionné la forte baisse à Wall Street mardi dans son discours. Il a évoqué que le marché avait chuté mardi « à cause de l’Islande. Donc l’Islande nous a déjà coûté beaucoup d’argent », confondant Islande et Groenland.

