Covid: une réunion d’experts lundi pour analyser la menace chinoise

En Belgique, les experts sanitaires du Risk Management Group (RMG), qui conseillent le gouvernement, analyseront la situation la semaine prochaine, a annoncé vendredi le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), sur Radio 1. Cette réunion devrait avoir lieu lundi après-midi. Les experts examineront comment la Belgique peut se préparer aux risques éventuels.

« Un virus peut toujours muter, donc je veux faire preuve de prudence et être préparé, a expliqué le ministre. Nous allons examiner s’il est réaliste et utile de renforcer le suivi des variants. »

Privilégier l’action au niveau européen

Pour l’heure, aucune mesure spécifique n’est sur la table en Belgique. Le testing des voyageurs malades après leur arrivée sur le territoire national pourrait être l’une des pistes envisagées, mais, selon M. Vandenbroucke, il serait « préférable de prendre de telles mesures au niveau européen ».

Plusieurs experts prédisent, quoi qu’il en soit, une nouvelle vague de contaminations en Belgique. Le virologue Steven Van Gucht pointe deux phénomènes. Premièrement, le retour des vacanciers provenant des pistes de ski. « Pour être honnête : arrêtez les bus avec les touristes qui reviennent des stations de ski, et vous en trouverez […] dont la moitié est infectée », a-t-il commenté, jeudi, auprès de la Gazet van Antwerpen.

Deuxièmement, les fêtes de fin d’année. « Testez tout le monde à une table de fête au Nouvel An, il y aura aussi des soirées où la moitié aura le Covid. Le virus circule beaucoup ici aussi. »

Les Belges sont bien protégés

Quant à la situation en Chine, « honnêtement, je ne vois pas de menace aiguë », a encore analysé le virologue. « Nous ne devons pas non plus nous aveugler sur la Chine. Une nouvelle vague de Covid arrive, et elle ne sera pas le fait des Chinois. »

À ce propos, le ministre Vandenbroucke se montrait rassurant, jeudi. « Grâce à ses campagnes de vaccination de masse, la Belgique a un niveau de protection très élevé contre le variant Omicron (qui sévit actuellement en Chine). De plus, beaucoup de gens ici ont déjà été touchés par le virus. Pour l’instant, nous pouvons continuer comme ça. Cela n’enlève rien à notre vigilance : nous suivons la situation de très près », avait-il commenté à l’issue d’une concertation au niveau européen à propos de la Chine.