Coronavirus: Steven Van Gucht souligne « quelques encouragements » mais pointe aussi « une mauvaise nouvelle »

« Les récents chiffres offrent quelques encouragements », a d’emblée précisé le porte-parole interfédéral. Et ce, même si la pression sur les soins intensifs est toujours bien présente. « Depuis trois jours, les contaminations baissent, et cela devrait continuer les prochains jours. » Les hospitalisations, elles, augmentent toujours, mais à un rythme moins élevé. L’expert espère que ce soit le signe qu’elles finissent par baisser dans les prochains jours. Par contre, la pression sur les soins intensifs reste très forte, « ce qui est une mauvaise nouvelle ». « A ce rythme-là, dans une semaine, on aura atteint les 1000 patients en soins intensifs à l’échelle nationale », prédit le virologue. « Si on fait tous des efforts, on va pouvoir casser cette troisième vague », encourage Steven Van Gucht.

Au vu de la fermeture des écoles, les contaminations ont fortement baissé chez les plus jeunes. Toutefois, comme il tient à le préciser, « vu que les écoles sont fermées, le nombre de tests a baissé dans cette catégorie d’âge. » Chez les plus vieux, entre 50-90 ans, les contaminations augmentent encore, mais elles sont en train de s’aplatir.

De façon générale, les contaminations sont en train de baisser dans toutes les régions. « A l’est du pays, on remarque toutefois, une légère augmentation, +2% dans le Limbourg, et +8% à Liège et dans le Luxembourg. Mais dans les prochains jours, ces chiffres devraient baisser également », explique-t-il.

Quid de la politique de tests en Belgique?

Carole Schirvel, commissaire corona, a présenté la nouvelle politique de tests dans notre pays, en récapitulant tout ce qui existait actuellement, dont les autotests disponibles en pharmacie depuis ce mardi. 

1° Les tests PCR

Au cours des derniers mois, nous avons considérablement augmenté cette capacité de tests, ce qui nous permet de tester plus rapidement et plus fréquemment. Pour rappel, ce sont les tests les plus efficaces disponibles sur le marché. Ces tests se concentrent sur les personnes qui présentent des symptômes ou sur les contacts à hauts risques. Ils sont effectués par le médecin ou le centre de testing. Ces tests PCR classiques sont efficaces pour mettre en évidence les nouveaux variants du virus et limiter leur propagation. 

Actuellement, notre pays dispose d’une capacité d’analyse de 150.000 tests PCR par jour. Les personnes positives doivent s’isoler et éviter tout contact pendant au minimum 10 jours.

2° Les tests rapides antigéniques

Cette solution a été mise gratuitement à disposition par le gouvernement aux entreprises et au secteur public. Elle permet de tester régulièrement les collaborateurs pour lesquels le télétravail n’est pas possible. Ces tests rapides antigéniques sont effectués à l’aide d’un écouvillon par un médecin d’entreprise, un médecin ou une infirmière ou, après formation, par les pharmaciens, ambulanciers, étudiants en médecine, kiné… Ces tests ne doivent pas être envoyés en laboratoire. Le résultat est connu dans le quart d’heure. Ce type de test régulier permet de détecter rapidement les infections éventuelles. Ces tests antigéniques rapides sont donc un outil important pour garantir la continuité de notre économie. 

Les autorités disposent d’un stock de 770.000 tests antigéniques rapides. 500.000 tests supplémentaires devraient être bientôt livrés. 

3° Les autotests

Ils sont réalisés de A à Z par le citoyen. Ces autotests s’ajoutent aux deux autres lignes de défense. Ce sont également des tests rapides antigéniques, sauf que le citoyen peut tout faire lui-même. Le résultat est connu dans le quart d’heure. Il faut prélever des échantillons avec un écouvillon épais, en l’enfonçant peu profondément dans chaque narine. Mais un autotest ne peut détecter que de grandes quantités de virus, ce qui fait que, parfois, le virus n’est pas détecté. L’autotest ne détecte l’infection que quand elle est à son maximum. Un autotest négatif n’exclut donc pas une infection. « Vous pouvez obtenir un test négatif le matin et contaminer un être cher le soir », précise-t-elle. Le résultat se lit à la manière des tests de grossesse, sous forme de traits. Un test positif est une alarme. Le résultat doit toutefois être confirmé mais, en attendant, vous devez éviter les contacts avec les autres. Seul un test PCR peut confirmer ou infirmer le résultat d’un autotest.

Pourquoi faire des autotests? Pour se rassurer ou pour rassurer vos proches. « Si vous devez rencontrer un de vos proches, l’autotest offre une précaution supplémentaire. » Les autotests doivent se confirmer à l’ombre, ni trop au frais, ni trop au chaud. En tous les cas, ces tests ne remplacent jamais les gestes barrières.