Coronavirus: les passagers qui n’ont rien à faire dans les transports en commun commencent à poser problème


La Gare centrale de Bruxelles quasiment déserte, le 17 mars vers 18h, soit la veile du confinement total.

MobilitéRécit

Isabelle Lemaire

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A la Gare centrale de Bruxelles, on est saisi par le silence de cathédrale qui règne entre deux annonces. Celles d’arrivée et de départ de trains ainsi que le message préenregistré diffusé fréquemment pour rappeler les mesures d’hygiène et de distance à respecter, tout comme l’invitation faite à la population de ne prendre le train que si c’est absolument nécessaire. A toute heure, on ne croise plus dans le grand hall et les allées qu’une dizaine de personnes. Parmi elles, il y a sans conteste des gens qui doivent aller travailler, éducateurs de rue, personnel de nettoyage et de soins, informaticiens en entreprises… Les milliers de navetteurs et de touristes qui composaient quotidiennement la masse grouillante de la Gare centrale sont à la maison depuis une dizaine de jours. (…)