Coronavirus: les jeunes et les vacanciers liés à la hausse des infections à Bruxelles

Le taux de positivité des tests de dépistage, actuellement à 4,7% contre 3,2% il y a deux semaines, est en augmentation, de même que le nombre de cas positifs pour 100.000 personnes sur 14 jours (l’incidence) qui est de 371, contre 169 le 16 juillet. Le taux de reproduction du virus se situe toujours au-dessus de 1 (1,16), signe que la propagation du virus tend à s’accélérer étant donné qu’une personne infectée en contamine en moyenne plus d’une autre. La Cocom note des augmentations dans les hospitalisations – tant pour les admissions simples qu’en soins intensifs – et au niveau des décès (trois décès sur sept jours), mais la situation reste sous contrôle.

La catégorie d’âge la plus infectée est celle des jeunes de 20 à 29 ans, suivie par celle des 30-39 ans puis des 10-19 ans. « On a eu la plus grande augmentation du nombre de cas – même si cela reste moindre en valeur absolue – chez les plus jeunes entre 0 et 9 ans, avec des cas positifs qui ont triplé la semaine passée ».

« Par rapport à d’autres grandes villes, proportionnellement, on a une population très jeune, qui est moins bien vaccinée, mais notre population la plus à risque est vraiment bien vaccinée », observe Inge Neven. Plus de 80% des 65 ans et plus, plus de 70% des 45-64 ans, plus de 50% des 25-34 ans et seulement plus de 35% de 18-24 ans ont reçu au moins une première dose de vaccin. » La représentante de la Cocom insiste sur l’importance de la vaccination des jeunes pour atteindre une immunité collective.

Le taux de positivité est plus élevé chez les personnes qui reviennent de voyage en comparaison avec les personnes sur le départ, ce qui indique un phénomène d’importation du virus, même si celui-ci circule également dans le pays. Ce phénomène est particulièrement marqué à Bruxelles, région avec le nombre le plus important de personnes revenant de l’étranger.

La plupart des vacanciers respectent l’obligation de se faire tester au jour 1 de leur retour et « un tiers des cas positifs viennent des retours de voyageurs », a souligné Inge Neven. Elle appelle à éviter les zones rouges, à être complètement vacciné avant de partir en voyage ou encore à respecter les gestes barrières en vacances. Au retour, elle préconise de respecter la quarantaine et de surveiller l’apparition de symptômes pendant la période d’incubation, qui s’étend jusqu’à 10 jours. « Quand on revient, il faut éviter d’aller visiter mamy et papy en maison de repos », ajoute-t-elle en faisant référence à quelques cas dans des maisons de repos en Wallonie et en Flandre.