Belgique

Conseil des ministres bruxellois : tension sans perspective concrète

Dirk De Smedt n’a pas passé une agréable matinée lors du conseil des ministres bruxellois trois jours après avoir provoqué la fin de la mission de formation d’Yvan Verougstraete. Le ministre du Budget a reconnu que « le climat était un peu tendu » et a admis qu’il n’a pas, lui, aujourd’hui, maintenant, la solution.


C’était à prévoir : trois jours après avoir boycotté la négociation plénière et provoqué la fin de la mission de formation d’Yvan Verougstraete, Dirk De Smedt a connu une matinée difficile lors du conseil des ministres bruxellois.

À sa sortie, le ministre Bernard Clerfayt (DéFI) a reconnu que l’atmosphère était tendue : « Le climat était un peu tendu […] on n’a pas encore de solution à Bruxelles et c’est ça le plus triste ». Il exprime un retour à la case départ : « on reste au point de départ », une situation devenue « insupportable » face aux « tonnes de dossiers qu’il faut gérer ».

### La colère des écologistes et socialistes

Si la tristesse prédomine chez certains, c’est la colère qui règne chez d’autres. Alain Maron (Ecolo) résume le sentiment général : « Évidemment, nous sommes tous fâchés ». Il dénonce l’échec d’une tentative de former une coalition alternative, affirmant que « la seule initiative un peu crédible a été sacrifiée » par les libéraux flamands.

Ce sentiment est partagé par Ans Persoons (Vooruit), qui critique l’attitude du ministre du Budget. « Après 600 jours, ne même pas venir à la table, c’est ça, je pense qui choque le plus », se scandalise-t-elle, regrettant l’absence de « sens de responsabilité ».

Du côté de Groen, Elke Van den Brandt évoque une profonde lassitude : « Il y a presque du désespoir ». Elle rappelle l’urgence de la situation : « On a besoin d’une majorité, parce que sans majorité on ne peut pas voter un budget ».

### La défense du ministre du Budget

Au centre de la tempête, le ministre du Budget (ex-Open VLD/Anders) admet les difficultés. Il confirme que « le climat était un peu tendu » et reconnaît que « le contexte actuel a sans doute miné un peu, si pas beaucoup, la confiance entre les partenaires ».

Pour lui, l’équation est insoluble dans la configuration actuelle. Il justifie l’impasse par l’arithmétique parlementaire : « Il faut faire voter un budget et pour ça il faut une majorité au Parlement et le gouvernement sortant n’a pas la majorité ». Lorsqu’on l’interroge sur l’avenir immédiat, sa réponse est claire : « Je n’ai pas, moi, aujourd’hui, maintenant, la solution ».