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Conflit USA – Venezuela : sanctions de 2006 à la capture de Maduro

L’administration de Barack Obama impose, fin 2014 et début 2015, des sanctions contre plusieurs hauts responsables vénézuéliens pour leur implication dans la violente répression des manifestations. En août 2025, Washington porte à 50 millions de dollars la prime pour toute information permettant l’arrestation de Nicolas Maduro.

Accusations de violation des droits humains

Après le décès d’Hugo Chavez en 2013 et l’élection de son successeur politique, Nicolas Maduro, l’administration de Barack Obama met en place, fin 2014 et début 2015, des sanctions visant plusieurs hauts responsables vénézuéliens, incluant le gel de leurs avoirs aux États-Unis et une interdiction de visa. Washington les accuse de violer les droits humains en raison de leur participation à la répression violente des manifestations contre le nouveau président.

A revoir (extrait de notre 13h)

Venezuela : Trump dit avoir capturé Maduro et sa femme

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L' »option militaire » évoquée par Trump en 2017

À partir de 2017, l’administration Trump impose des sanctions financières contre plusieurs hauts responsables, y compris des membres de la Cour suprême, pour avoir affaibli le pouvoir du Parlement, contrôlé par l’opposition depuis fin 2015. Après l’élection contestée d’une Assemblée constituante par le président Maduro, Washington le sanctionne directement en gelant ses avoirs aux États-Unis. Donald Trump évoque une « possible option militaire » au Venezuela, une menace qu’il continuera à faire peser dans les années suivantes. Washington interdit l’achat de nouvelles obligations émises par le gouvernement ou la compagnie pétrolière nationale PDVSA.

Vue de Caracas © – AFP

Durcissement des sanctions

Suite à la réélection de Nicolas Maduro, considérée « illégitime » par Washington et irrégulière par la communauté internationale, Donald Trump renforce en 2019 les sanctions économiques dans le but d’étouffer le pays et de renverser le président vénézuélien. Caracas rompt les relations diplomatiques après que les États-Unis, suivis par une soixantaine de pays, reconnaissent l’opposant Juan Guaidó comme « président par intérim » (jusqu’à la dissolution en 2023 de son gouvernement autoproclamé). Les États-Unis imposent la même année des sanctions à la compagnie pétrolière PDVSA et à la banque centrale.

Nicolas Maduro le 1er décembre 2025 à Caracas © Juan BARRETO / AFP

Embargo pétrolier

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50 millions de dollars pour l’arrestation de Maduro

Entre temps, en 2020, Maduro, comme plusieurs de ses proches, a été inculpé aux États-Unis pour « narco-terrorisme », et Washington a proposé 15 millions de dollars pour toute information permettant de l’arrêter. En août 2025, cette prime est portée à 50 millions de dollars. Elle avait déjà été augmentée à 25 millions par l’administration de Joe Biden, après l’investiture de Nicolas Maduro pour un troisième mandat au début de l’année. Washington affirme que Maduro dirige le « Cartel des Soleils », inscrit sur sa liste d’organisations « terroristes », mais son existence reste à prouver selon de nombreux experts.

Frappes en mer, saisie de pétroliers

Les États-Unis ont lancé depuis août un déploiement militaire massif dans les Caraïbes, où ils réalisent depuis septembre des frappes aériennes mortelles contre des navires de narcotrafiquants présumés, accusant Caracas de soutenir un trafic de stupéfiants inondant les États-Unis. Au moins 115 personnes ont été tuées lors de 35 frappes médiatisées.

Le 10 décembre, les États-Unis annoncent avoir saisi un pétrolier au large du Venezuela. Caracas, qui soupçonne que Washington cherche à s’emparer de son pétrole, dénonce un « acte de piraterie internationale ».

Les garde-côtes américains saisissent un second pétrolier le 20 décembre et en poursuivent un troisième peu après, dans le cadre d’un blocus naval visant les pétroliers soupçonnés de transporter du pétrole vénézuélien soumis à des sanctions.

Frappes et capture de Maduro