Belgique

Conflit au Moyen-Orient : évaluation des conséquences pour la Belgique ce jeudi.

Le Premier ministre Bart De Wever préside le Conseil national de sécurité, auquel assistent les vice-Premiers et les ministres de la Justice, de la Défense, et de l’Intérieur, tandis que le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, est absent et remplacé par Jean-Luc Crucke. Le Conseil national de sécurité a été créé en 2015 pour mieux gérer la politique de sécurité et de renseignement de la Belgique après les attentats de Paris.


Le Premier ministre Bart De Wever préside un Conseil national de sécurité, auquel assistent les vice-Premiers ministres et les ministres de la Justice, de la Défense et de l’Intérieur. Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot (Les Engagés), est absent en raison d’une réunion européenne concernant la situation au Moyen-Orient, étant remplacé par Jean-Luc Crucke (Les Engagés). Le ministre de l’Énergie est également présent à ce CNS.

Sont également présents la procureure fédérale Ann Fransen, le procureur général près la cour d’appel de Bruxelles, Frédéric Van Leeuw, le commissaire général de la Police fédérale, Eric Snoeck, ainsi que des représentants militaires, dont le Chef de la Défense, Frederik Vansina.

L’objectif de cette réunion est d’évaluer la situation au Moyen-Orient et ses conséquences pour la Belgique, plusieurs points devant être abordés.

Chacun des ministres fera un compte rendu selon ses compétences.

La question du rapatriement des Belges bloqués dans la zone touchée par les événements sera soulevée.

Les mesures de sécurité autour des sites stratégiques, notamment les installations et intérêts américains, israéliens et iraniens en Belgique, seront renforcées, a déclaré le ministère de l’Intérieur.

Un autre point à l’ordre du jour concerne l’évolution des prix de l’énergie.

Il est fréquent que d’autres représentants assistent à un Conseil national de sécurité, tels que des responsables de la Sûreté de l’État, du SGRS (Service de renseignement militaire), de l’OCAM (organe d’analyse des menaces) ou du Centre de crise.

Le ministère des Affaires étrangères est également concerné par le sujet abordé.

À l’issue de ce CNS, le Premier ministre ne devrait pas faire de déclarations. Cependant, il se rendra à la Chambre cet après-midi pour s’exprimer lors de la séance plénière.

### Qu’est-ce que le Conseil national de sécurité ?

L’expression « Conseil national de sécurité » a émergé en 2015, après les attentats djihadistes à Paris et le démantèlement d’une cellule terroriste à Verviers. L’objectif était alors d’améliorer la gestion et la coordination de la politique de sécurité et de renseignement en Belgique. Le CNS a remplacé un organe précédent, le Comité ministériel du renseignement et de la sécurité, avec une composition plus large.

Les principales activités du CNS consistent à établir les priorités en matière de politique de renseignement et de sécurité et à élaborer des plans d’action concrets.

Le Conseil national de sécurité se réunit lors d’événements exceptionnels, comme les attentats du 22 mars 2016. La notion de « sécurité », au cœur de son travail, s’entend de manière large. Ainsi, lors de la crise du Covid, à partir de mars 2020, le CNS a été convoqué pour prendre les décisions nécessaires face à la pandémie. À cette époque, il était élargi aux ministres-présidents des différentes régions et communautés du pays.