Conflit armée-forces Kurdes en Syrie : plus de 134 000 déplacés.
Au cours des trois derniers jours, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de la province syrienne de Hassaké a atteint 134.803 personnes, alors qu’il était de 5725 personnes dimanche, précise dans un communiqué l’agence de l’ONU. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 41.000 personnes ont trouvé refuge dans des abris collectifs dans la province de Hassaké et « ont un besoin urgent de nourriture » et autres articles de première nécessité tels que des matelas et des couvertures.
Au cours des trois derniers jours, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de la province syrienne de Hassaké a atteint 134.803, alors qu’il était de 5725 dimanche, selon un communiqué de l’agence de l’ONU. Délogées d’Alep plus tôt en janvier après des combats meurtriers, ainsi que des provinces de Raqa et Deir Ezzor lundi, les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui sont le bras armé de l’administration autonome kurde, se sont repliées au cœur de leur province de Hassaké.
Le président syrien Ahmad al-Chareh a accordé mardi un cessez-le-feu de quatre jours aux Kurdes pour leur permettre de proposer un plan sur « l’intégration pacifique » de cette province à majorité kurde au sein de l’État. « Les déplacements de population observés pendant cette période reflètent les craintes d’affrontements potentiels entre les FDS et les forces gouvernementales, en particulier parmi les personnes résidant à proximité des prisons et des quartiers généraux militaires des FDS », a noté l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Selon l’OIM, plus de 41.000 personnes ont trouvé refuge dans des abris collectifs dans la province de Hassaké et « ont un besoin urgent de nourriture » ainsi que d’autres articles de première nécessité tels que des matelas et des couvertures. De plus, elle a recensé 1647 personnes déplacées ayant cherché refuge dans la ville kurde de Kobané (Aïn al-Arab en arabe), située à la frontière turque dans la province d’Alep, où des habitants ont déclaré à l’AFP manquer de nourriture, d’eau et d’électricité. Kobané a été le théâtre de la première victoire des forces kurdes contre les djihadistes du groupe terroriste État Islamique (EI) en Syrie, après des mois de combats de rue acharnés en 2015, qui ont détruit une grande partie de la ville. Il a ensuite fallu quatre ans aux forces kurdes, soutenues par la coalition internationale antidjihadiste menée par les États-Unis, pour venir à bout de l’EI en Syrie et mettre fin à son « califat ». Le président américain Donald Trump a déclaré mardi soutenir M. Chareh, un ex-djihadiste, dans son offensive contre les forces kurdes.

