Comment Paul Magnette a précipité l’échec de Koen Geens

Le président du PS a mis définitivement fin, vendredi, au scénario PS/N-VA. Analyse.

Dans toute situation compliquée en politique belge, il y a une phase de dramatisation. En général, elle sert à forcer les protagonistes à quitter des positions figées pour aboutir à quelque chose. Une nouvelle étape ou un compromis. C’est très exactement ce que vient de faire Paul Magnette, le président du PS, dans plusieurs journaux et en radio. Le président socialiste met fin une bonne fois pour toutes, et pour tous ceux qui ne l’auraient pas encore compris, à la perspective d’une majorité au fédéral alliant les socialistes francophones et la N-VA. La seule chose qui le déciderait à y aller serait un congrès socialiste qui lui en donnerait le droit. Autant dire que c’est peu probable. Et cette dramatisation a produit son premier résultat puisque Koen Geens (CD&V) donnait, dans la soirée, sa démission au Roi, qui l’acceptait. Un résultat dont on ne sait pas encore s’il aura à la fin de la séquence l’effet escompté par Paul Magnette.