Colombie soulagée par rapprochement des présidents, menaces de Donald Trump persistantes
Les relations entre le président Gustavo Petro et son homologue américain Donald Trump se sont fortement réchauffées ces dernières heures et les deux hommes se rencontreront lors de la première semaine de février. Les élections en Colombie sont prévues le 31 mai prochain, pour autant que Donald Trump n’en décide pas autrement.
Un vent de soulagement souffle sur Bogotá. Alors que Donald Trump menaçait encore la Colombie il y a quelques jours, les relations entre le président Gustavo Petro et son homologue américain se sont beaucoup améliorées ces dernières heures. Les deux dirigeants se rencontreront d’ailleurs lors de la première semaine de février.
Dans les rues commerçantes de Bogotá, les menaces d’actions militaires américaines semblent s’éloigner. « Je me sens plus serein maintenant », témoigne Deyby Rodrigo Bareño Páez à la RTBF. « Apparemment, Trump et Petro vont se rencontrer pour que les choses s’arrangent et je me sens bien. »
Ces menaces américaines soulèvent des interrogations non seulement sur la sécurité, mais aussi sur l’économie. « Dans mon travail, il y a deux types d’investisseurs », explique Juan Montoya, un architecte. « Les investisseurs locaux qui veulent par exemple développer leurs projets, ou des investisseurs étrangers. Quand il y a une instabilité politique ou sociale, les gens préfèrent garder leur argent afin de pouvoir quitter le pays rapidement. Ou ils ne veulent plus investir parce qu’ils ne savent pas ce qui va se passer économiquement. Ils préfèrent donc conserver leur argent. »
« Tu étais soit heureux de ce qui s’est passé au Venezuela, et l’on affirmait que tu soutenais l’impérialisme des États-Unis. Soit tu ne soutenais pas cette action, et alors on sous-entendait que tu approuvais la dictature du régime au Venezuela. »
Les Colombiens sont bientôt appelés aux urnes. L’opération d’enlèvement de Nicolás Maduro par les États-Unis vient déjà perturber une campagne électorale qui n’a pas encore débuté. « Je l’ai vu dans ma famille : il y avait deux réactions », raconte Anna-Maria Parra. « Soit tu étais heureux de ce qui s’est passé au Venezuela, et l’on disait que tu soutenais l’impérialisme des États-Unis. Soit tu ne soutenais pas cette action, et alors, parce que tu n’étais pas heureux, on sous-entendait que tu approuvais la dictature du régime au Venezuela. Je pense donc que nous sommes dans une situation que tous les partis extrémistes vont vouloir exploiter. »
Les élections sont prévues le 31 mai prochain en Colombie, à moins que Donald Trump n’en décide autrement.

