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Colombie : le chef de l’ELN appelle à unir les guérillas contre les États-Unis

Ivan Mordisco, chef de la principale dissidence de l’ex-guérilla des Farc, a proposé la semaine dernière un sommet des commandants guérilleros pour faire face à Washington. Selon des chiffres des forces militaires de 2025, l’ELN et le groupe de guérilleros mené par Ivan Mordisco comptent environ 9400 combattants.


Ivan Mordisco, leader de la principale dissidence de l’ex-guerilla des Farc et le rebelle le plus recherché du pays, a proposé la semaine dernière un sommet des commandants guérilleros pour s’organiser face à Washington, dans un contexte de tension régionale suite à l’arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro.

Dans un échange électronique avec l’AFP, le commandant de l’ELN (Armée de libération nationale), connu sous le nom d’Antonio Garcia, a déclaré que s’il s’agissait d’une initiative « pour défendre la Patrie contre l’agresseur étranger », « nous nous retrouverons dans la lutte ».

Les experts estiment que l’ELN, qui figure parmi les plus grandes organisations de narcotrafic d’Amérique latine, avait des liens étroits avec Caracas avant le départ de Maduro.

L’ELN et le groupe de guérilleros dirigé par Ivan Mordisco dénoncent un projet des États-Unis visant à s’approprier les ressources naturelles de la Colombie. Ensemble, ils comptent environ 9 400 combattants, selon des données des forces militaires de 2025.

La Colombie et le Venezuela partagent une frontière de plus de 2 200 kilomètres où divers groupes armés se disputent les profits du narcotrafic, de l’exploitation minière illégale et de la contrebande. Il est estimé que de nombreux chefs guérilleros sont retournés en Colombie depuis la capture de Maduro par les forces américaines le 3 janvier.

La Maison Blanche a jusqu’à présent refusé d’écarter la possibilité d’attaques contre la Colombie.