Belgique

Collision mortelle entre deux TGV en Espagne : 40 morts confirmés

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a décrété trois jours de deuil national à partir de minuit aujourd’hui, durera jusqu’à jeudi, suite à un accident ferroviaire mortel à Adamuz, le 19 janvier 2026. Plus de 300 personnes se trouvaient à bord du premier train, tandis que 100 personnes étaient à bord du second train lors de la collision survenue à grande vitesse.


« Nous allons découvrir la vérité », a déclaré le chef du gouvernement espagnol, promettant « une transparence et une clarté absolues ». Il a également annoncé un deuil national de trois jours, « à partir de minuit aujourd’hui et devant durer jusqu’à jeudi », lors d’une allocution prononcée à Adamuz, la ville andalouse où s’est déroulé le drame. « Nous allons découvrir la vérité, nous allons connaître la réponse et, lorsque l’origine de cette tragédie sera connue, (…) avec une transparence et une clarté absolues, nous la porterons à la connaissance de l’opinion publique, des citoyennes et des citoyens », a affirmé le Premier ministre socialiste.

Pedro Sanchez

« Dans les prochaines heures, les engins lourds commenceront à travailler et soulèveront les wagons les plus touchés du train Alvia. Il est malheureusement fort possible que d’autres personnes décédées soient découvertes sous les amas de ferraille. L’objectif est d’identifier les victimes au plus vite », a averti le président régional andalou Juan Manuel Moreno.

Duplex depuis Adamuz, près de Cordoue, de notre correspondant :

Un train de la société privée Iryo (majoritairement détenue par le groupe public italien Ferrovie dello Stato) a déraillé alors qu’il circulait de Malaga vers Madrid à grande vitesse. Un autre train, celui de la Renfe (service public espagnol), est ensuite arrivé sur la voie opposée à 200 km/h. La collision a été d’une extrême violence. Plus de 300 personnes se trouvaient à bord du premier train, et 100 dans le deuxième.

Le ministre espagnol des Transports s’est interrogé : « Comment se fait-il que le premier train ait déraillé ? Le lieu de l’accident est une ligne droite. Il n’y a aucune raison de dérailler s’il n’y a pas de problème de voie ». Il a également été noté que ce sont les deux dernières voitures qui ont quitté les rails. « Cela doit être lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure », a déclaré Álvaro Fernández Heredia, président de la Renfe, tout en écartant l’erreur humaine.

Les trains de la société Iryo sont récents, âgés de 2 ou 3 ans. Un analyste ferroviaire a expliqué que les trains circulant en Espagne sont identiques à ceux d’Italie et qu’il n’y a jamais eu de problème majeur jusqu’à présent. La dernière révision du train a été effectuée le 15 janvier. Le train, fabriqué en 2022, a débuté son trajet avec 289 passagers, 4 membres d’équipage et 1 conducteur. À 19h45, pour des raisons encore inconnues, il a dévié sur la voie adjacente, a noté l’opérateur dans un communiqué.

Pour l’analyste Frédéric de Kemmeter, une rupture d’essieux pourrait expliquer le drame, même si ce genre d’incident est extrêmement rare, voire inédit. « C’est un accident exceptionnel. Il y a très peu de trains à grande vitesse qui déraillent sur les lignes à grande vitesse », a-t-il déclaré. Selon les médias, des experts en ADN et traces digitales de la police espagnole sont arrivés sur les lieux de l’accident. Des bureaux ont été ouverts pour que les familles des victimes puissent déposer plainte et fournir des échantillons d’ADN pour identification.

La famille royale espagnole devrait se rendre à proximité des lieux de l’accident mardi.