Belgique

Collision mortelle entre deux TGV en Andalousie : « C’était comme un film d’horreur »

Les derniers wagons d’un train à grande vitesse de la compagnie privée Iryo, reliant Malaga à Madrid, ont déraillé près d’Adamuz, dans la province de Cordoue, percutant un autre train de la compagnie publique Renfe en direction du sud. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de la collision, les autorités ferroviaires espagnoles promettant que toute la lumière sera faite sur les circonstances de ce drame.


## Un choc d’une violence extrême

Selon les premiers éléments, les derniers wagons d’un train à grande vitesse de la compagnie privée Iryo, reliant Malaga à Madrid, ont déraillé près d’Adamuz, dans la province de Cordoue. Ils ont ensuite percuté latéralement un autre train lancé à pleine vitesse en direction du sud.

La violence de l’impact a été telle que le train de la compagnie publique Renfe a, à son tour, déraillé. Trois wagons sont tombés dans un fossé de près de quatre mètres de profondeur. Le conducteur de l’un des deux trains figure parmi les victimes décédées.

## Des passagers coincés pendant des heures

Les services de secours ont été confrontés à une situation particulièrement complexe. Plusieurs passagers sont restés coincés dans les wagons accidentés jusque tard dans la nuit, retardant l’évacuation complète des blessés.

Laura, qui se trouvait à bord du train Iryo, témoigne du chaos qui a suivi la collision. « C’était comme un film d’horreur. » Elle poursuit : « Pour ceux qui, comme moi, n’ont que des contusions, des douleurs de cou ou des attaques de panique, c’est un miracle. Parce qu’il y a des gens qui vont très mal, des gens qui ont la tête en sang. »

Le précédent le plus grave remonte à 2013, lorsqu’un train avait déraillé en Galice, causant la mort de 80 personnes.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de la collision. Les autorités ferroviaires espagnoles assurent que toute la lumière sera faite sur les circonstances de ce drame qui plonge une nouvelle fois le pays dans le deuil.